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21 / 12 / 2015 | 1 vue
Arnaud Chneiweiss / Membre
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Pour le maintien dans l'emploi des travailleurs handicapés

Le 30 novembre dernier, GEMA handicap organisait sa traditionnelle journée-débat autour du thème du maintien dans l'emploi et de l’employabilité des travailleurs handicapés.

À l’occasion de sa 5ème journée-débat, accueillie par Covéa, GEMA handicap a dévoilé les résultats d’une enquête auprès de médecins du travail, des salariés de services de santé au travail, des référents handicap et RH, des managers de ses adhérents sur le maintien dans l’emploi des travailleurs handicapés.

Les médecins du travail considèrent que le lien est à conserver avec le salarié en arrêt de travail de plus de 3 mois et de préférence par la mission ou le référent handicap. Ils souhaitent interagir davantage en premier lieu avec le médecin conseil et la mission handicap (80 % des réponses) puis avec les RH, le CHSCT, le médecin traitant et les services d'appui au maintien dans l'emploi des travailleurs handicapés (SAMETH) (60 % des réponses).

De l’avis des infirmières et assistantes sociales du service de santé au travail, la collaboration pour le maintien dans l’emploi se fait avec le médecin du travail, les RH (100 %) puis la mission handicap (80 %) et seulement pour 14 % avec le CHSCT. Des résultats contrastés.

La collaboration des managers avec la mission handicap pour le maintien dans l’emploi et l’adaptation des postes est contrastée : certains collaborent régulièrement avec elle (30 % des cas), d’autres jamais (38 %) ; 52 % n'échangent jamais avec le CHSCT.

La moitié des managers estime que les chances d’évolution d’un collaborateur handicapé dépendent du type de handicap.

Les managers veillent à la proximité du lieu et l’adaptation des supports de formation pour en assurer l'accessibilité.

  • Les managers interagissent régulièrement avec le service de santé au travail (36 %) et jamais avec le CHSCT (44 %) pour le maintien dans l'emploi. De pus, 52 % souhaiteraient davantage collaborer avec les infirmières et assistantes sociales du service de santé au travail et 68 % avec le CHSCT.

Dans 25 % des cas, ils ne conservent pas le contact avec un salarié en arrêt de plus de 3 mois. Échanges de bonnes pratiques.

Ces résultats ont été commentés et des conseils dispensés par les médecins du travail, les médecins conseil et médecins généralistes présents lors de cette journée-débat. Le SAMETH du Val-d’Oise a également apporté son éclairage et l'Association pour la gestion du fonds pour l'insertion professionnelle des personnes handicapées (AGEFIPH) a rappelé son rôle dans la recherche de solutions et de financement.

La CRAMIF d'Île-de-France a fait découvrir les missions de son service social aux participants, pour l'accompagnement de leurs collaborateurs en arrêt maladie de longue durée.

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