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26 / 01 / 2026 | 12 vues
Jacques Régnier / Abonné
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Sécurité des agents à la DGFIP : quelle est la tactique ? Tik Toc, Tic Tac, Tic Tac,....

À l’heure des réseaux sociaux, nous avons tous remarqué que la bêtise humaine avait de beaux jours devant elle, elle a malheureusement aussi et parfois beaucoup de méchanceté. C’est de cette méchanceté dont sont victimes nos agents tous les jours, et parfois un peu trop…L’histoire (presque belge) que nous allons vous conter serait rigolote si elle n’était pas, tout simplement bête et méchante.

 

Un/une contribuable, que nous ne nommerons pas afin de ne pas envenimer la « toile », ni mettre de l’huile sur un feu que la DGFiP a toutes les peines du monde à éteindre, prend un mal(sa)in plaisir à enregistrer toutes les conversations qu’elle peut avoir durant ses relations téléphoniques avec quelques-uns de nos services.


Elle les dépose ensuite sur un réseau social bien connu.


Outre le fait d’enregistrer à leur insu nos collègues, cette personne commente acerbement les réponses qui lui sont fournies. Vues plusieurs centaines de milliers de fois, ces vidéos entrainent de nombreux commentaires, à minima désobligeants, et d’autres appelant carrément à la violence.

 

C’est insupportable pour les collègues concernés, insupportable également pour les représentants des personnels que nous sommes. Mais par contre totalement supportable pour la DGFiP qui ne lève pas le petit doigt, ni même un orteil, pour faire cesser ces agissements, de peur que….

 

PEUR DE QUOI ? 

 Que les agents se mettent en arrêt maladie ?

 Que les agents s’arrêtent pour burn-out ?

 Qu’ils pensent à autre chose de plus grave ?

 

Si la DGFiP avait peur de ces maux, cela se saurait. Preuve en est, le « plan national » et les dernières mesures prises pour éviter le renouvellement des 20 suicides en 2025 et 20 tentatives de suicide toujours en 2025.

 

  Ce plan n’est en fait que la reprise d’outils, existant déjà depuis plusieurs années, mais que la Direction s’acharne à rendre inutiles par les interprétations qu’elle en fait.

 Ce plan ne fait que décharger la responsabilité de la Direction sur les encadrants de proximité.

 Ce plan fait une part importante aux réunions diverses et variées, qui ne finiront par être que des lieux de verbiage, et encore si elles sont tenues !

 Ce plan fait peu de place aux agents dans les possibilités de s’exprimer anonymement sur les risques psycho-sociaux. À titre indicatif, un suicide impacte 6 à 14 personnes et expose 135 personnes émotionnellement concernées dans leur entourage familial, amical, professionnel ou communautaire.

 

Et pourtant l’employeur, en l’occurrence la Directrice Générale, tous les Directeurs et Directrices en charge d’une direction quelle qu’elle soit, reste le seul responsable pénalement de la santé et de la sécurité des agents.

 

Mais non, la DGFiP n’a peur de rien, elle ose même tout, ou plutôt rien dans l’histoire que nous venons de vous conter.

 

La tactique choisie est simplement bien trop (!) connue.

 

Elle décide une fois de plus de soulever le tapis et d’y glisser la poussière dessous en espérant que le monticule ne soit pas trop grand !

Le but ? Il faut gagner du temps.

Tourner en rond afin de laisser les aiguilles s’époumoner, fera aussi perdre le nord à cette DGFiP qui a déjà perdu trop d’emplois.

 

À ne rien faire, elle perd également toute sa crédibilité d’employeur auprès de ses agents. Eux, attendent responsabilité de la part de leurs très supérieurs hiérarchiques rarement sur le devant la scène. Ils attendent aussi une réactivité immédiate car il s’agit d’une atteinte à leur professionnalisme, mais aussi d’une atteinte à leur personne.

 

Parce que la sécurité des agents est l’affaire de tous, l’Etat doit protéger, toujours et partout, chacun de ceux qui ont choisi de le servir.

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