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08 / 04 / 2026 | 10 vues
David Malezieux / Membre
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Optimisation des profits pour les uns et pressions pour les autres : les salariés chez Zeeman haussent le ton

Enseigne de distribution textile populaire pour ses prix bas, Zeeman est présente dans plusieurs pays européens, dont 300 magasins en France avec près de 2 000 salariés.


Les salariés français se heurtent à des négociations salariales qui représentent à peine 0,3 % du chiffre d’affaires, soit environ 11 % des dividendes versés et 3 % des réserves accumulées.

 


En 2024, la filiale française a réalisé près de 180 millions d’euros de chiffre d’affaires.


Dans le même temps, 5 millions d’euros ont été versés en dividendes au groupe et 17 millions d’euros restent en réserves. Quant au groupe, basé aux Pays-Bas, il réalise environ 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires grâce à un cadre fiscal ultra favorable. Et malgré ces résultats et des perspectives enthousiasmantes, des magasins ferment et les effectifs diminuent.

 


Après plusieurs années de développement, l’année 2025 marque un tournant : les salariés n’acceptent pas de générer plus de 300 fois ce que la direction est prête à leur redistribuer au regard de leur investissement pour la pérennité de l’entreprise.

 


Un appel à la grève reconductible a été lancé à compter du mercredi 8 avril 2026 avec pour mot d’ordre : Stop à la mutualisation des efforts pour la privatisation des
profits !
Les actionnaires ne prennent pas de risque, les erreurs de gestion sont toujours sur le dos des salariés.
 


Notre section fédérale  dénonce fermement un déséquilibre inacceptable dans le partage de la richesse créée et soutient pleinement la section syndicale Zeeman France pour l’appel au mouvement social.

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