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25 / 06 / 2020 | 177 vues
Eric Peres / Abonné
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Emploi et alternance : les jeunes de l’enseignement supérieur pénalisés par le nouveau dispositif d’aide

Dans le cadre d’un vaste plan de soutien à l’apprentissage, le gouvernement a décidé d’octroyer une aide de 8 000 euros (5 000 si l’alternant est mineur) aux entreprises pour toute nouvelle embauche d’un alternant recruté avant le 28 février 2021. Ce dispositif particulièrement généreux est susceptible d’intéresser un grand nombre d’entreprises. Pour les TPE/PME notamment, il est de nature à lever les barrières financières à l’embauche d’un jeune.

 

Alors que nous constatons régulièrement que les jeunes n’arrivent pas ou difficilement à trouver un contrat d’alternance du fait notamment de l’abandon des promesses d’embauches des entreprises, ce dispositif est le bienvenu.

 

Malheureusement, il limite son accès aux jeunes du CAP au Bac+3 et ne prévoit aucune aide pour les préparations d’un diplôme de niveau supérieur. Il mène de ce fait à exclure tous les étudiants de master, d’école d’ingénieur et de commerce.

 

Les jeunes diplômés et futurs cadres font déjà face à de réelles difficultés de recrutement. Le caractère discriminant de ce dispositif d’aide ne fera qu’accentuer ces difficultés. En outre, les jeunes sortant de licence et actuellement en alternance seront également pénalisés si ces derniers venaient à poursuivre en master dans le cadre d’une alternance. D’autant que certaines entreprises pourraient réorienter leurs recrutements d’alternants de niveau Bac+4 (M1) vers des Bac+3 (L3) pour profiter des occasions ainsi offertes.

 

Notre union de cadres interpelle les pouvoirs publics pour exiger que ce dispositif soit élargi à l’ensemble des jeunes de l’enseignement supérieur. Elle étudiera également les modalités d’une action collective sur ce point avec l’ensemble des unions confédérales de cadres.

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