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29 / 09 / 2021 | 144 vues
Xavier Burot / Abonné
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Guide : version annotée de la convention collective du portage salarial par la CGT

Il y a quelques jours, la fédération CGT des sociétés d’études a publié un petit guide, de 114 pages, intitulé La convention collective du portage salarial annotée sur son site internet.

 

CC
 

Cet ouvrage est d’autant plus important qu’il existe peu de livres traitant du portage salarial. Ceux que nous connaissons traitant de ce sujet datent d’avant l’extension de la nouvelle convention collective. Le premier, Le portage salarial de Dany Le Du, publié en mai 2008, est une présentation marketing du portage salarial à une époque où il venait d’être reconnu par les partenaires sociaux. Le second, Droit et pratique du portage salarial de Benjamin Kantorowicz, publié en janvier 2016, est plus juridique et aborde l’application de l’ordonnance n° 2015-380, relative au portage salarial.

 

Il était donc nécessaire de mettre un document de référence sur leurs droits et devoirs issus de cette convention collective à la disposition des salariés « portés ». Comme c’est la CGT qui a réalisé ce guide, elle y a ajouté ses propositions d’interprétation, voire d’amélioration. C’est donc un livre informatif mais aussi de réflexion sur l’évolution du statut de salarié porté. Avec cette publication, la fédération entend lancer le débat avec les salariés « portés » sur l’évolution de leurs droits et sur les moyens de les faire appliquer, voire de les faire évoluer en leur faveur.

 

La question des « frais cachés », qui défraie la chronique depuis fin 2017, est l’exemple par excellence d’un besoin de contrôle par les salariés « portés » des stratégies mises en place par les entreprises de portage salarial qui les emploient. La quasi-absence de représentation du personnel dans ce secteur a des conséquence sur « l’avidité » de certains patrons.

 

Avec cet ouvrage, la fédération CGT souhaite rappeler aux salariés portés que, tout autonomes qu’ils soient, ils n’en restent pas moins des salariés et qu’en tant que tels, la défense de leurs droits ne peut se faire que collectivement.

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