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26 / 05 / 2021 | 339 vues
CFE-CGC GFPP / Membre
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Des centaines de licenciements chez ADP, en pleine campagne présidentielle

Alors que la direction d’ADP vient de finaliser le départ volontaire de 1 150 salariés dans le cadre de l'accord de rupture conventionnelle collective, elle persiste dans son projet de plan d'adaptation des contrats de travail (PACT). Pour mémoire, ce projet prévoit le licenciement de tout salarié qui refuserait une baisse définitive de sa rémunération ou une mobilité pour motif économique, à partir de janvier 2022.
 

La pertinence économique et financière de ce projet est loin d'être démontrée alors que, parallèlement, ADP a acquis l'entreprise GMR en Inde pour 1,2 milliard d'euros en 2020, que le groupe vient d'acquérir l'aéroport d'Almaty pour 415 millions de dollars et dispose encore de 2 milliards d'euros de trésorerie et que les 1 150 départs (dont 700 non remplacés) ont déjà un effet important sur la masse salariale.
 

Vendredi 21 mai dernier, le comité social et économique (dont l'objet était la consultation relative au plan d'adaptation des contrats de travail) s'est tenu, malgré une demande de report des élus du CSE. En effet, les élus refusaient de se prononcer sans un avis éclairé, sachant qu'un grand nombre d'informations sont toujours manquantes sur les aspects de sécurité, de santé et des conditions de travail ainsi que sur le coût du PSE…


La direction est passée en force et le vote a été sans appel : contre, à l'unanimité des syndicats.
 

Alors que le trafic aérien commence à redémarrer et que la vaccination s'accélère, la direction maintient son projet de baisse définitive de rémunération et de mobilité forcée de ses salariés. Ceci est d'autant plus insupportable que la gouvernance d'ADP, qui souligne son besoin d’économies en permanence, après avoir vendu son siège social de Paris pour l’installer à Roissy, à proximité de ses clients, n’hésite pas à louer des locaux à Paris dans le VIIe arrondissement (le plus cher de la capitale) pour des centaines de milliers d'euros. De même, l'une des principales mesures du PSE est la baisse drastique des indemnités kilométriques des salariés alors que la gouvernance, pour sa part, conserve tous ses véhicules de fonction. La direction d’ADP n’a donc qu’une seule variable d’ajustement : les salariés !
 

Le dialogue social n'a jamais été aussi mauvais dans l'entreprise et va encore empirer dans les semaines à venir, au moment où l'entreprise aura le plus besoin de ses salariés pour redémarrer.
 

Les élus de la CFE-CGC et ceux de trois autres syndicats ont demandé à être reçus par les Ministères des Finances, du Travail et des Transports pour interpeller l'État (actionnaire majoritaire de l'entreprise) et savoir s’il cautionne ce PSE, donc de nombreux licenciements, dans un climat social tendu et à quelques mois d’une élection présidentielle à haut risque pour notre démocratie.
 

La CFE-CGC espère qu’ADP et l’État auront la sagesse d'abandonner ce projet délétère, comme Air France, dont l’avenir est pourtant beaucoup plus problématique que celui d’ADP, vient de le faire.

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Communiqué de presse du syndicat ADP CFE-CGC concernant le rejet du Plan d'Adaptation des Contrats de Travail (PACT). Il s'agit de la modification unilatérale par la direction des contrats de travail pour réduire la rémunération du personnel avec des licenciements économiques en cas de refus de la part des salariés.