Participatif
ACCÈS PUBLIC
08 / 03 / 2018 | 29 vues
Marc Tranchat / Membre
Articles : 5
Inscrit(e) le 06 / 07 / 2013

Le défi de l'ANEM (Association Nationale des Employeurs de la Mutualité) : pérenniser la branche Mutualité

Le 9 mars prochain, se tiendra une assemblée générale extraordinaire afin de modifier les statuts de l’UGEM, de changer de nom pour devenir l’ANEM (Association nationale des employeurs de la mutualité) et de renouveler l’ensemble de la gouvernance.

Cette proposition de modification procède d’un long travail engagé depuis le début de mon mandat en 2014, à partir d’une mission que le président de la FNMF m'avait confiée.

Parmi les options à l’étude, celle finalement retenue consiste à maintenir l’organisation d'employeurs autonome, tout en renforçant la dimension politique des instances de gouvernance.

Cette démarche se matérialisera dans le resserrement du conseil d’administration (21 membres au lieu de 33) et du bureau (5 membres au lieu de 10). En outre, sa composition du sera revue : 3 membres nommés par la FNMF et 18 membres élus par l’assemblée générale (12 membres exerçant des fonctions d’élus au sein des mutuelles et 6 membres exerçant des fonctions de direction au sein des mutuelles). Par ailleurs, le projet statutaire veillera à un équilibre des représentations entre les livres, définissant nos activités.

Concomitamment à la question organique, se pose indéniablement celle relative aux enjeux de la mandature qui s’ouvrira.

Si l’UGEM a assumé son rôle en concluant pas moins de 16 accords ces 4 dernières années, le travail doit se poursuivre. En effet, jamais les règles n’auront connu un bouleversement aussi structurel : réforme portant sur la représentativité des acteurs du dialogue social, la suppression des branches trop faibles en activité ou en effectifs et les ordonnances du 22 septembre 2017.

L’enjeu majeur des prochaines années consistera à faire vivre une ambition pour la branche en la matérialisant par un corpus de règles. L’intérêt d’une telle démarche est évidente : permettre aux employeurs de la mutualité de pérenniser le cadre paritaire de conception des normes qui les régissent. À défaut, notre organisation d’employeurs serait conduite à participer au dialogue social au sein de plusieurs branches, aux côtés d’autres organisations d’employeurs ne partageant pas nécessairement nos valeurs. Cela compliquerait mécaniquement notre souveraineté mais également les finances des mutuelles.

Aujourd’hui, notre structure est prête à relever le défi de la pérennisation de la branche de la mutualité et à préparer son avenir d’employeur de l’économie sociale et solidaire..

C’est dans cet esprit que je passerai le témoin, à l’issue de l’assemblée générale extraordinaire du 9 mars prochain.
Pas encore de commentaires