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22 / 12 / 2017 | 9 vues
Bilel Osmane / Membre
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Conséquence significative de l’organisation du travail sur la vulnérabilité au non-emploi

Bousculée par la crise et les mutations du tissu économique, la vie des organisations au sein des pays de l’OCDE a été marquée cette dernière décennie par des changements fréquents en lien avec les évolutions technologiques, tandis que se développaient aussi bien le non-emploi que les formes non conventionnelles d’emploi. Dans un tel environnement, la capacité des salariés à se maintenir dans l'emploi ne dépend pas seulement de leurs caractéristiques individuelles. Les formes d’organisation du travail dans lesquelles ils sont insérés et accumulent de l’expérience jouent également un rôle fondamental.

Ce document de travail examine la relation entre les formes d’organisation du travail et la vulnérabilité de la main-d’œuvre au non-emploi. La vulnérabilité au non-emploi est définie comme la probabilité d’effectuer une transition de l’emploi vers le non-emploi au cours d’une période d’un an. Il s’appuie sur les données des deux premières vagues de l’évaluation des compétences des adultes, pilotée par l’OCDE auprès de trente-trois de ses pays membres ou partenaires. En utilisant une classification ascendante hiérarchique, cinq formes d’organisation du travail sont identifiées en fonction des tâches effectuées par les salariés sur leur lieu de travail : apprentissage autonome, apprentissage contraint, indépendante, simple et taylorienne.

Une modélisation logistique multiniveaux est ensuite utilisée pour évaluer l'effet de ces formes d’organisation du travail sur la vulnérabilité des salariés au non-emploi. Les résultats montrent une conséquence significative de l’organisation du travail sur la vulnérabilité au non-emploi, après avoir tenu compte d’un vaste ensemble de caractéristiques des emplois et des individus. En particulier, les salariés dans des formes d’organisation à apprentissage autonome sont nettement moins vulnérables au non-emploi.

Sont aussi identifiées les politiques et institutions du marché du travail pouvant influencer la probabilité d’effectuer une transition vers le non-emploi en lien avec les différentes formes d’organisation du travail. Les résultats suggèrent que les politiques actives, telles que la formation et l’incitation au maintien de l’emploi ou à la création d’emploi ou de start-up, amplifient l’effet protecteur des formes d’organisation à apprentissage autonome et indépendantes... 
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