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25 / 09 / 2017 | 13 vues
Bilel Osmane / Membre
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Mesurer la vulnérabilité et la dégradation des conditions de travail dans les pays européens

Ce travail s’insère dans une réflexion visant à définir et à mesurer les différentes formes de vulnérabilité pouvant survenir et se développer dans le travail en Europe. Il propose un cadre conceptuel et méthodologique où la vulnérabilité est définie comme le degré d’exposition des travailleurs à des risques cumulés sur le lieu de travail, ayant des effets néfastes pour le bien-être et la santé.

À cette fin, un indicateur de mauvaises conditions de travail est proposé : il agrège des facteurs relatifs aussi bien à l’environnement (qu’il soit physique ou social) qu’au contenu et à l’organisation du travail (forte intensité du travail, faible complexité et horaires atypiques). Cet indicateur synthétique est ensuite utilisé pour calculer la probabilité, pour un travailleur, d’être exposé à une dégradation de ses conditions de travail. C’est cette probabilité qui mesure la vulnérabilité aux conditions de travail dégradées.

La mesure est construite à partir des données provenant des cinq dernières éditions de l’enquête européenne sur les conditions de travail (EWCS). S’appuyant sur les techniques d’estimation en pseudo-panel, les résultats montrent de grandes disparités de la vulnérabilité des travailleurs occupés au sein des quinze pays fondateurs de l’Union européenne.

En  Grèce, Espagne et France, les travailleurs paraissent comme les plus exposés à la dégradation de leurs conditions de travail. Dans le cas de la France, les résultats montrent une dégradation lente mais persistante des conditions de travail, engendrant ainsi une vulnérabilité face aux risques liés au travail supérieure à la médiane européenne...

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