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24 / 07 / 2014 | 4 vues
Jacky Lesueur / Abonné
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La SMACL prête à travailler avec d'autres

Le 20 juin dernier, Jean-Luc de Boissieu quittait ses fonctions de secrétaire général du GEMA pour devenir président du conseil de surveillance de SMACL Assurances.

Pour lui, l'important est d'« être prêt à travailler avec d'autres pour mieux préparer l'avenir ». Il livre ses premières impressions et sa vision de l'entreprise mutualiste.

L'un de vos premiers actes, comme président de SMACL Assurances, a été de rencontrer les partenaires sociaux de la Mutuelle. Quelle a été la teneur de ce premier échange ? 

Ce qui me frappe (et me réjouit) depuis mon élection, c'est le grand attachement de tous les acteurs, à tous les niveaux, pour « leur » mutuelle. Les sociétaires d'abord, dont la fidélité est notre bien le plus précieux. Leurs représentants à l'assemblée générale et au conseil de surveillance. Le directoire et l'encadrement. Les 700 salariés. Le comité d'entreprise et les délégués syndicaux.

Il y a là un esprit de famille qui me va bien. Reste que tout cela n'a de sens que si les uns et les autres partagent la même vision de l'entreprise et tirent dans le même sens.

C'est ma responsabilité de président que de me tenir à la croisée d'intérêts qui ne sont pas forcément de même nature mais doivent être convergents, avec le même fil d'Ariane pour tous : la sécurité et le développement pérenne de l'entreprise.

Allez-vous vous impliquer dans le dialogue social ? 

Chacun son boulot. Le dialogue social est l'affaire du directoire dans notre mode de fonctionnement d'aujourd'hui. Mais j'y serai naturellement attentif car dans toute entreprise (a fortiori dans une mutuelle), rien n'est possible sans une réelle implication des salariés.

L'implication rime avec responsabilisation. Notre mutuelle est en bonne santé. Mais elle n'en est pas moins vulnérable parce que ses fonds propres sont encore trop limités au regard des risques lourds qu'elle porte. Le nouveau régime prudentiel Solvabilité 2, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2016, ne nous laisse pas le choix : il nous faut dégager davantage d'excédents pour renforcer nos fonds propres.

Dans un contexte concurrentiel toujours sévère, avec des risques territoriaux (notamment climatiques) qui s'alourdissent, c'est là une donnée objective que le dialogue social ne peut pas ignorer.

Quelle vison de l'entreprise voulez-vous partager avec les salariés ?

La première, c'est la fierté d'être plus qu'un simple fournisseur des collectivités, un auxiliaire du service public de proximité. Les communes, les EPCI, les associations et les entreprises en délégation de service public ont besoin d'un assureur mutualiste qui les comprennent et s'adapte en permanence à leurs attentes. Ce n'est pas une situation définitivement acquise. C'est un combat de tous les jours pour mériter, par la qualité de service, une confiance progressivement nouée depuis 40 ans.

Au moment où l'argent public est de plus en plus compté, cela nous oblige aussi à être toujours plus respectueux de l'argent que nous confient nos sociétaires.

Pour toute ces raisons, il nous faut cultiver notre lien mutualiste avec nos sociétaires, être plus proches, plus à l'écoute encore, mais pas forcément seuls : SMACL Assurances gagnera à nouer et développer des partenariats, c'est-à-dire à apprendre à travailler davantage avec d'autres, mutualistes et/ou bancaires, qui partagent les mêmes objectifs de développement, les mêmes valeurs, les mêmes sensibilités territoriales.

Le champ est très ouvert. La réflexion est engagée. Le moment venu, il faudra être prêts à prendre le train d'une ou plusieurs alliances. C'est le défi porteur d'avenir et d'emploi que je propose à tous les acteurs de la mutuelle.

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