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08 / 01 / 2026 | 13 vues
Frédéric Neau / Membre
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Santé en danger : face à la dérive autoritaire et au déclin sanitaire, l'heure est à la mobilisation citoyenne

 Une dérive autoritaire incarnée par Thomas Fatôme


Depuis le 5 janvier 2026, les médecins sont en grève pour dénoncer une gestion du système de santé qui sombre dans l'autoritarisme. Alors que les soignants tirent la sonnette d'alarme, le directeur Thomas Fatôme et son ancienne numéro 2, Marguerite Cazeneuve, choisissent l’agressivité, qualifiant nos alertes de « fake news ».


La réalité est pourtant inscrite dans la loi : la Loi de Financement de la Sécurité Sociale (LFSS 2026) permet désormais de contrôler et de sanctionner les médecins sur de simples statistiques, au mépris de la réalité médicale des dossiers de leurs patients. Plus grave encore, le directeur peut désormais décider seul, sans concertation, de dérembourser vos soins. Cette brutalité frappe tous les soignants, à l’image des infirmiers libéraux qui ont vu, dès juin 2025, leur rémunération amputée autoritairement de 70 % pour certains soins aux patients fragiles (comme les perfusions longues pour des malades en soins palliatifs).


Les protestations s’élèvent même au sein de l’Assurance-Maladie.


En effet, le syndicat Force Ouvrière des Employés et Cadres de la Sécurité Sociale dénonce lui aussi les dangers de la LFSS 2026 :


- Risque d’exclusion de millions de patients des prises en charge à 100% de leurs Affections de
Longue Durée (ALD) ;


- Limitation des arrêts de travail même s’ils sont nécessaires, par peur des sanctions découlant
d’une politique de quotas ;


- Sanctions contre les médecins prescrivant des traitements jugés trop coûteux par la CNAM.


Si le médecin n’est plus libre de soigner selon les besoins des patients, alors il ne soigne plus : il obéit aux injonctions budgétaires de Thomas Fatôme !


Sur le terrain, les Agences Régionales de Santé (ARS) ne sont pas en reste et tentent de briser la grève avec des réquisitions irrégulières.

 

Une gestion comptable, un bilan sanitaire accablant


Cette violence administrative a un seul but : faire des économies aveugles, sans aucune vision de Santé Publique.


Le résultat de cette gestion purement comptable est catastrophique. Jadis classée “meilleur système de santé” par l’OMS, la France détient désormais un triste record : première… pour les taux de mortalité infantile et d'incidence du cancer.


Où est l'investissement dans la prévention et l'éducation à la santé ?
Où est la protection contre les facteurs environnementaux ?


Au lieu de protéger la population, Thomas Fatôme et le gouvernement gèrent des tableurs Excel. Une population en bonne santé coûte pourtant moins cher, mais nos décideurs préfèrent sacrifier la qualité des soins plutôt que donner les moyens nécessaires aux soignants, dans un contexte de vieillissement de la population et donc d’augmentation logique des besoins.


Citoyens, indignez-vous et rejoignez-nous !  


Nous assistons à un spectacle inquiétant. Acceptez-vous, en tant que citoyens, de voir la situation empirer sans sursaut responsable de nos dirigeants ?


Les soignants ne sont pas le problème. Nous sommes le dernier rempart face à ceux qui piétinent 80 années de Sécurité Sociale et son principe fondateur : “recevoir selon ses besoins” (et non selon les sombres optimisations de Thomas Fatôme) !


Face à cet autoritarisme, l'accès aux soins et la démocratie sanitaire sont en jeu. Soutenez la grève de vos médecins et professionnels de santé !


Ensemble, exigeons un système de santé qui soigne, et non qui sanctionne.


 

Communiqué commun:

- Dr Moktaria Alikada, présidente de Médecins Pour Demain

- Dr Anna Boctor, présidente du syndicat Jeunes Médecins

- Diane Braccagni Desobeau, présidente du syndicat des Infirmiers Libéraux (ONSIL)

- Dr Marine Loty, présidente du syndicat des Internes des Hôpitaux de Paris (SIHP)

- Frédéric Neau, secrétaire section fédérale Force Ouvrière des organismes sociaux

- Cécile Salleneuve, vice-présidente du syndicat national des infirmiers libéraux (Infin’IDELS)

- Dr Benjamin Salucki, président du Collectif Médical du Sud-Est (CMSE)

 

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