Participatif
ACCÈS PUBLIC
26 / 01 / 2026 | 8 vues
Fabien Brisard / Abonné
Articles : 88
Inscrit(e) le 23 / 03 / 2016

Retraite des femmes : la fin des inégalités est-elle pour demain ?

Retraite des femmes : la fin des inégalités est-elle pour demain ? ...Pour  Me Elise Debiès, Membre du Conseil d’Orientation du CRAPS, avocate au barreau de Paris, chargée d’enseignement à la faculté de Droit de La Sorbonne, "en prendre conscience, c’est déjà amorcer les ressorts d’un changement " Elle livre ses réflexions dans notre dernière publication...

 

Fin 2023, 17,2 millions de personnes bénéficiaient d’une retraite en France, soit plus du quart de la population. Le régime général comptait 15,4 millions de retraités fin 2024, soit une augmentation de 43 % en 20 ans. Ce poids considérable des retraités dans la population française explique les préoccupations sur la soutenabilité du système de retraite par répartition, la baisse de la natalité et la perte d’autonomie.


Si la retraite occupe une telle place dans le débat public en France, c’est aussi parce qu’elle constitue l’aboutissement des années de vie active et les inégalités qui ne cessent de s’y accroître, qu’elle incarne les crispations intergénérationnelles qui se durcissent. Enfin, elle cristallise les inégalités de genre.


D’autres combats, tout aussi légitimes, occupent aujourd’hui l’espace public en matière de genre. L’intersexualité appelle à identifier la personne autrement que par le sexe et le non-genré s’impose. Ce sont des questions cruciales auxquelles la Sécurité sociale française devra faire face, incarnées en premier lieu par son symbole, le numéro de Sécurité sociale, qui commence par 1 pour les hommes et 2 pour les femmes.


Les chiffres montrent pourtant toute la pertinence d’« aborder les retraites à partir du féminin ». Les femmes perçoivent aujourd’hui en France une pension 38 % inférieure à celle des hommes (26% en incluant les pensions de réversion).


Loin de faire le jeu d’un patriarcat dépassé, examiner les raisons des écarts de pensions entre hommes et femmes, qui n’ont pas diminué depuis dix ans, c’est s’interroger sur un système de retraite « fondé sur un modèle de carrière continue, ascendante et bien rémunérée, c’est-à-dire sur un modèle masculin de carrière »

...///...

 

Pas encore de commentaires