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12 / 06 / 2026 | 24 vues
Cgt Macif UES SAM / Membre
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Macif : derrière les records financiers, une casse sociale et humaine sans précédent

À la Macif, l'heure est aux célébrations comptables mais au deuil social.

Alors que la Direction se félicite d'un chiffre d'affaires frôlant les 8 milliards d'euros, le bilan social 2025 de l’UES révèle une réalité brutale : le travail blesse, use et exclut.


Pour la CGT, le constat est sans appel : la "superformance" exigée par le groupe se paie au prix fort de la santé des salariés. Une insolente santé financière... réservée à quelques-uns L'année 2025 restera dans les annales comme celle de tous les records.


Le chiffre d’affaires du Groupe atteint 7 824 M€ (+13 %), dépassant toutes les ambitions stratégiques. La solvabilité de la Macif SAM explose à 319 %, preuve d'une accumulation de richesse considérable. Pourtant, cette prospérité ne "ruisselle" pas. Pendant que les 10 plus hautes rémunérations bondissent de 17,6 % en deux ans (atteignant 3,5 M€), la Direction impose une cure d'austérité à la base avec seul un dérisoire 1 % d'augmentation générale pour pour 2026. Pire, elle tente de "piloter" l'intéressement en durcissant les seuils pour diviser par deux les enveloppes perçues par les salariés, au motif que les résultats seraient "trop faciles" à atteindre. Pour la CGT, c'est un véritable mépris du travail accompli.


Un bilan social au "rouge vif" : quand le travail blesse


Derrière les sourires des rapports annuels, les indicateurs de santé sont alarmants. Ce n'est plus une dégradation, c'est un effondrement : L’explosion de l'absentéisme :
 

  • Le nombre de salariés ayant eu au moins un arrêt maladie a bondi de 27 % en deux ans.
  • Le taux d'absentéisme chez les employés atteint un sommet historique de 8,2 %. Les micro-absences, ce cri d'alarme : Les arrêts de moins de 4 jours ont progressé de 35 %. Ils concernent désormais 54 % de l'effectif. Pour nous, ces salariés ne sont pas "absents", ils sont en apnée et s'arrêtent pour ne pas sombrer totalement.  
  • L'absentéisme long ( 31 à 90 jours ) a bondi de 38% et ceux supérieur à 90 jours de 37% en 2025.



Le travail qui blesse physiquement : La première cause d'accident du travail déclarée est désormais l’"altération de l’état général"(79 cas) et le taux de déclarations a bondi de 78% en 2 ans. On vient chercher des collègues en pleurs ou victimes de malaises jusque dans les toilettes tant la pression est forte.


On "casse" les salariés de plus en plus jeunes


Le plus inquiétant dans ce bilan social 2025 est le rajeunissement de l'usure professionnelle.
 

  • L'inaptitude n'est plus le fait de fins de carrières difficiles. Aujourd'hui, 40 % des licenciements pour inaptitude concernent des salariés de moins de 45 ans.



Près de 4 démissions sur 10 interviennent avant même la première année d'ancienneté. La Macif est devenue une "entreprise passoire" : elle recrute massivement pour compenser un désengagement lié à une perte de sens profonde.


Une organisation "sous perfusion" d'intérim


Pour maintenir ce rythme infernal de "superformance", la Direction a fait de la précarité son mode de gestion. Le recours à l’intérim a bondi de 39 % en un an, pour un coût qui a doublé. L'entreprise ne tient que par des béquilles précaires pour pallier un absentéisme record, lui-même généré par un empilement délétère de projets (pas moins de 6 transformations majeures en 2025).


L'exigence de la CGT : la santé n'est pas une variable d'ajustement.


Face à ces chiffres, la Direction reste dans le déni, évoquant des "phénomènes nationaux" ou des causes personnelles. Pour la CGT, la cause est structurelle : c’est l’organisation du travail qui est pathogène.

Nous revendiquons :

1. Un véritable partage de la valeur avec des augmentations générales dignes de notre solidité financière.
2. L’arrêt de la transformation permanente et une évaluation réelle de la charge de travail.
3. Une prévention primaire qui s'attaque aux causes du mal-être et non à ses symptômes.


La performance durable ne se construira pas sur l'épuisement des salariés. La Macif doit choisir : rester une mutuelle fidèle à ses valeurs ou devenir une machine financière qui broie son capital humain. Pour la CGT, le choix est fait : nous défendrons la santé et le salaire de ceux qui produisent la richesse.

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