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31 / 01 / 2023 | 85 vues
Denis Quinqueton / Abonné
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Retraites : une réforme injuste, cynique et inutile pour la FMF


Après le succès de la mobilisation du 19 janvier qui a vu près de 2 millions de personnes dans la rue, la Fédération des mutuelles de France appelle de nouveau à prendre part à la journée d’action du 31 janvier prochain contre le projet de réforme des retraites. Cette réforme est faite envers et contre tous, en particulier les femmes et les catégories populaires. Elle aurait des impacts désastreux pour la santé. Plutôt que le sauver, elle affaiblirait le modèle social français et aggraverait les inégalités.

 


La FMF appelle les mutualistes à participer à la journée d’action unitaire appelée par l’ensemble des syndicats, le 31 janvier prochain, pour obtenir le retrait de la réforme décidée par le gouvernement. Ce projet de réforme est fait contre les femmes. Les femmes ont déjà des pensions inférieures en lien avec des carrières hachées, à temps partiel ou incomplètes. Le ministre chargé des relations avec le parlement a involontairement reconnu publiquement qu’elles seront encore « un peu pénalisées par ce report de l’âge légal ». L’étude d’impact du projet de loi précise la sentence : l’âge effectif de départ sera retardé de presque deux fois plus pour les femmes que pour les hommes.

 


Ce projet de réforme est fait contre les catégories populaires qui verraient l’âge légal de départ en retraite fixé au-delà de l’espérance de vie en bonne santé située autour de 64 ans. Cette moyenne n’exprime pas les inégalités sociales qui donne à un ouvrier 10 ans de moins d’espérance de vie en
bonne santé qu’à un cadre. D’ailleurs, près d’un tiers de la population la plus pauvre est déjà mort à 64 ans, selon l’INSEE.

 

Ce projet de réforme est fait contre la santé. Le maintien forcé en activité des salariés les plus âgés augmenterait le taux et la fréquence des arrêts maladies ainsi que leur durée moyenne. Cette dernière est deux fois plus élevée chez les travailleurs de plus de 60 ans que pour l’ensemble de la population active. Les cas d’invalidité et d’incapacité vont également se multiplier. Une fois à la retraite, ces travailleurs plus usés seront également davantage malades.
 


Pour tous, cette réforme va conduire à des entrées plus tardives en retraite, en moins bonne santé et avec des pensions moindres. Pour les populations les plus fragiles, les périodes d’inactivités seront allongées et leurs situations rendues encore plus précaires. C’est le prix que veut nous imposer le  gouvernement pour financer la multiplication des cadeaux faits aux plus riches et aux entreprises, autant de manque à gagner qui ne contribue pas à la protection sociale solidaire.
 


Alors que le gouvernement, se prévalant indûment des résultats des élections de 2022, veut faire passer en force une réforme rejetée par une majorité chaque jour plus massive de la population, le mouvement social doit rester mobilisé pour obtenir son retrait. Les militants des Mutuelles de France y prendront pleinement part.

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Le gouvernement a annoncé le report de l’âge de la retraite à 64 ans avec un allongement accéléré de la durée de cotisation.

Cette mesure est injustifiée : le rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR) l’indique clairement, le système de retraites n’est pas en danger. Il n’y a aucune urgence financière.  

Cette réforme va frapper de plein fouet l’ensemble des travailleurs, et plus particulièrement ceux qui ont commencé à travailler tôt, les plus précaires, dont l’espérance de vie est inférieure au reste de la population, et ceux dont la pénibilité des métiers n’est pas reconnue. Elle va aggraver la précarité de ceux n’étant déjà plus en emploi avant leur retraite, et renforcer les inégalités femmes-hommes.

Ce projet gouvernemental n’a rien d’une nécessité économique, c’est le choix de l’injustice et de la régression sociale.

Renforcer notre système de retraites nécessite en revanche des mesures de progrès et de partage des richesses.

D’autres solutions sont possibles ! Je soutiens la mobilisation intersyndicale et je m’oppose à cette réforme : « je signe la pétition »

Vos données ne feront l’objet d’aucune collecte, ni d’aucun traitement de notre part.

Signez cette pétition

 

Il faudrait sauver le système des retraites au risque d’un drame très prochain clame l’exécutif s’entêtant à vanter les charmes de sa réforme qui serait « la seule » solution. Mais ce projet, qui fait fi de la question de l’emploi, est décrié de toute part et a déjà conduit à faire descendre dans la rue plus de deux millions de travailleurs le 19 janvier, à l’appel notamment de huit organisations syndicales. Chiffres à l’appui, les spécialistes des retraites ne voient aucune urgence, aucun péril susceptibles d’expliquer cette réforme dont les modalités consistent en une attaque des droits tandis que les entreprises tirent, une fois de plus leur épingle du jeu. Regard et mise en perspective des éléments budgétaires d’un projet dont FO demande le retrait

 

A en croire le tableau brossé par le gouvernement, le système des retraites serait en grand péril et il faudrait agir, vite. Cela même si certains prétendent que le déficit est négligeable glissait d’emblée le 10 janvier le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, présentant les éléments budgétaires de la réforme. Un message à peine voilé, adressé notamment aux organisations syndicales, dont FO, opposées à la réforme, et qui se réfèrent, entre autres, au dernier rapport du COR.

 

Dans celui-ci, publié en septembre, le Conseil d’orientation des retraites ne voit aucune urgence sur les retraites. Leurs dépenses ne dérapent pas a d’ailleurs répété le 19 janvier le président du COR, Jean-Louis Bras, devant la commission des finances de l’Assemblée. Le régime présente même un excédent (900 millions en 2021 et 3,2 milliards en 2022). Quant à un déficit à venir, le COR l’évalue autour de 10 à 12 milliards d’euros par an jusqu’en 2032. Dramatique ? Non. Pour rappel, en termes de dépenses, le système de retraite représente 340 milliards d’euros par an. Le PIB, soit la production nationale de richesse, se situe lui autour de 2500 milliards d’euros...

 

Le COR, qui a travaillé sur différents scenarios prenant en compte notamment la croissance de la productivité, estime encore que la part des dépenses pour les retraites dans le PIB serait stable jusqu’en 2027 (autour de 13,8 à 13,9%), puis augmenterait légèrement jusqu’en 2032 (entre 14,2% et 14,7%). Suivrait, jusqu’en 2070, une stabilisation, voire un recul (12,1% à 14,7%).

 

Mais, même contredit par nombre d’économistes, le gouvernement continue à convoquer un scenario catastrophe et use du même mantra : avec ce projet (de réforme, ndlr), l’équilibre du système sera atteint en 2030. Le 23 janvier, le ministre du Travail, Olivier Dussopt, poursuivait la charge, affirmant que revenir sur le recul de deux ans de l’âge légal de départ, soit un départ à 64 ans, serait renoncer au retour à l’équilibre du système. Rien que ça.

 

Les mots durs du Haut Conseil des finances publiques

 

Mais alors que le gouvernement s’entête et vante les économies que porte sa réforme, le Haut conseil des finances publiques – pointant par ailleurs le caractère optimiste des prévisions du gouvernement quant aux indicateurs économiques, tel le 1% de croissance sur 2023 ou l’inflation à 4,2%- vient de souligner l’impact qu’aurait, rien que pour 2023, une entrée en vigueur de la réforme des retraites sur les comptes de la Sécurité sociale : un coût net de 400 millions d’euros. Pour les années suivantes, soit à moyen terme, le HCFP indique qu’il n’est pas en mesure d’évaluer l’incidence de la réforme, relevant le caractère incomplet des informations transmises par le gouvernement. Et de noter au passage que dès cette année, la mise en place de cette réforme, contestée par des syndicats, unanimes, contraindrait quelque 500 000 personnes à décaler leur départ à la retraite.

 

Sur-entêtement gouvernemental et chiffres clés

 

L’exécutif joue toutefois la surdité. Le dimanche 29 janvier, à trois jours d’une nouvelle journée nationale interprofessionnelle d’actions, le 31 janvier, à l’appel notamment des huit organisations de l’intersyndicale, dont FO bien sûr, et à quelques heures du début de l’examen du texte du projet en commission à l’Assemblée (avant l’ouverture des débats le 6 février en séance plénière), la Première ministre, Elisabeth Borne, a indiqué que le recul à 64 ans n’est plus négociable. Fermez le ban ?

 

Le gouvernement arbore, depuis le 10 janvier, les chiffres clés et la méthode, budgétaires, de son projet. Selon lui, qui a présenté depuis cette date une étude d’impact, la réforme apporte 17,7 milliards d’euros en 2030 (10,3 milliards d’euros en 2027) en termes d’économies brutes générées par les évolutions des conditions de départ en retraite. En clair, par l’attaque des droits, notamment le recul, de deux ans, de l’âge légal de départ et l’accélération du calendrier concernant l’allongement de la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein (réforme Touraine de 2014).

 

Le déficit, estimé à 13,5 milliards d’euros en 2030, serait comblé et le surplus d’économies obtenues, 4,2 milliards d’euros, servirait à financer des mesures aux modalités dites de justice (sur les carrières longues, invalidité, hausse du minimum de pension, ...), pour un total de 5,9 milliards d’euros en 2030. Initialement le 10 janvier, avait été annoncé des mesures pour 4,8 milliards d’euros, mais depuis, le gouvernement a ajouté la mesure de revalorisation des minima de pension pour les retraités actuels, soit 1,1 milliard d’euros. A la présentation du projet, il manquait 600 millions pour financer ces mesures d’accompagnement de la réforme et d’amélioration du système de retraite, ainsi que l’avait indiqué Bruno Le Maire lors de la présentation du projet. Selon l’étude d’impact, on comprend qu’il manquerait désormais 1,7 milliard d’euros.

 

Discrets ou pas, les cadeaux aux entreprises

 

Le gouvernement qui pour résoudre l’équation affichait déjà sa solution le 10 janvier, l’a peaufinée depuis. L’équilibre financier de la réforme passera par de la solidarité entre branches, et notamment entre la branche AT-MP et la branche vieillesse, et entre régimes indiquait-il alors, présentant un mécanisme à l’allure de tour de passe-passe.

 

Le taux employeur pour les cotisations vieillesse serait ainsi relevé de 0,12 point..., tandis que le taux de cotisations AT-MP (branche alimentée par les employeurs, excédentaire de 1,3 milliards d’euros en 2021 et plus de deux milliards en 2022) serait baissé d’autant. Ce qui signifie un manque à gagner à hauteur de plusieurs centaines de millions d’euros en matière de moyens dédiés à la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles et leur réparation.

 

Par ailleurs, indépendamment de cette manœuvre sur les cotisations relevant du projet sur les retraites, les entreprises viennent de bénéficier fort discrètement d’un nouveau cadeau. Ainsi, pour celles d’au moins dix salariés, la mesure de majoration forfaitaire (décret du 14 mars 2017) -prévue en cas d’au moins un accident du travail ayant entraîné un arrêt constaté au cours de chacune des trois dernières années connues- a été reportée une nouvelle fois cette fois au 1er janvier 2024...

 

La CNRACL sollicitée

 

Le 25 janvier lors de son audition devant les parlementaires, à l’Assemblée et au Sénat, FO a remis les pendules à l’heure concernant les prétendues nécessités budgétaires de la réforme. Et d’indiquer à titre d’exemple : L’exposé des motifs du projet de loi de finances 2023 indique également que cette maitrise des dépenses permettra de poursuivre la stratégie de baisse des prélèvements, notamment par la suppression de la CVAE (cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises). Il ne s’agit donc pas d’une réelle inquiétude quant à l’équilibre de notre système de retraites, ndlr, mais bien de prendre aux salariés pour redonner aux employeurs.

 

Plus largement, pour les entreprises, le tour de passe-passe sur les cotisations AT-MP et vieillesse serait à effet neutre. Pas question d’alourdir le coût du travail martèle le gouvernement. Mixées, ces deux mesures devraient apporter un milliard d’euros en 2030 pour le financement des mesures d’accompagnement. Il manquerait toujours 700 millions d’euros.

 

Pour les trouver, le gouvernement affiche encore sa solution : mettre à contribution la CNRACL (caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales), en boostant ses recettes, via une augmentation, d’un point, du taux de cotisation des employeurs publics territoriaux (quelque 43000) à ce régime de base créé en 1945..., et dont les comptes sont dans le rouge. Ce qui ne tient en rien du hasard. Outre sa participation au titre de la solidarité inter-régimes de retraite (au titre de la compensation démographique), la CNRACL a dû assumer jusqu’en 2012 un prélèvement supplémentaire dit de surcompensation (selon la loi de finances de 1986). Depuis 1976, elle a ainsi contribué au total pour plus de 80 milliards d’euros.

 

Pour FO, augmenter les recettes passe par une politique de l’emploi et l’augmentation des salaires

 

Au final, dans ce projet de réforme des retraites, le gouvernement ne dit mot sur les exonérations de cotisations sociales aux entreprises lesquelles induisent cependant chaque année un manque à gagner qui pour la Sécurité sociale se chiffre en milliards d’euros. Il ne dit mot non plus de la nécessité de développer l’emploi, pérenne, lequel apporterait cependant, par les cotisations, davantage de recettes aux caisses de retraite. Rien non plus sur la lutte contre les inégalités salariales.

 

Le 25 janvier, devant les parlementaires, la confédération l’a redit : S’il n’y a aucun problème de dépenses en matière de retraite, il est possible de discuter de leviers pour augmenter les recettes. Pour FO, cela passe par une politique de l’emploi, et notamment de l’emploi des séniors, très forte : cela permettrait d’augmenter automatiquement les cotisations.

 

 

 

Pour  la Mutualité Française: Les angles morts du projet de réforme des retraites : la santé et la prévoyance

 

Le débat sur la réforme des retraites aurait dû être l’occasion de repenser la place du travail et le rôle des seniors dans la société. En n’étant centré qu’autour du seul paramètre de l’âge légal et en négligeant les répercussions sur les autres branches de la protection sociale (santé, accidents du travail - maladies professionnelles et chômage), le projet de réforme n’apporte pas de solutions à terme à la soutenabilité de notre système de protection sociale. L’employabilité des seniors est une condition nécessaire et préalable à un éventuel allongement de la durée de travail.

 

La précédente réforme des retraites a montré que l’augmentation d’un an de l’âge moyen dans les entreprises a contribué à faire croître la sinistralité en prévoyance d’environ 10 points, le nombre d’arrêts de travail longue durée et le risque de décès augmentant.

 

Sachant qu’une personne sur deux occupe un emploi au moment de son départ en retraite, le report de l’âge de départ pourrait augmenter le nombre de personnes « ni en emploi ni en retraite ».

 

La Mutualité Française partage l’objectif de soutenabilité à moyen terme du système de retraite par répartition mais ces deux premiers constats démontrent que le seul paramètre de l’âge de départ à la retraite est insuffisant pour atteindre l’équilibre global du système en répercutant des dépenses sur d’autres branches de protection sociale.

 

D’autres sources de financement existent pour rééquilibrer notre système. Ainsi, la Mutualité Française propose de revenir aux principes qui ont guidé la création du fonds de réserve des retraites en l’abondant quand la conjoncture est favorable et en sanctuarisant son utilisation. Si le fonds avait été abondé comme initialement prévu et si son utilisation n’avait pas été détournée de sa finalité originelle d’amortissement des cycles conjoncturels, la question du financement d’ici 2027 se poserait avec beaucoup moins d’acuité.

 

Parmi les autres leviers indispensables, l’employabilité des seniors. Il s’agit d’une priorité quand on sait que le taux d’emploi des 60-64 ans est de 33,1 % en France soit près de 13 points derrière la moyenne de l’OCDE. La qualité de vie et des conditions de travail, la prévention de l’usure professionnelle et des mécanismes de formation et d’accompagnement des fins de carrière doivent être des priorités. Pour anticiper le passage à la retraite, nous devons également penser des modes d’incitation pour valoriser l’expérience et la transmission des savoirs entre jeunes et travailleurs expérimentés.

 

Ainsi, et malgré quelques aménagements, les mécanismes solidaires de nos acquis sociaux pourraient régresser avec ce projet : allongement de la durée de cotisation excédant les gains d’espérance de vie, reproduction à la retraite des inégalités de revenus de la vie active, baisse du niveau des pensions pour les carrières incomplètes, en particulier pour les femmes. Pour être justes et équitables, les calculs des pensions de retraite devraient s’employer à corriger les inégalités d’espérance de vie entre les catégories de travailleurs et mieux appréhender la pénibilité des métiers.

 

« Il est de notre devoir collectif de réduire les inégalités et de pérenniser les fondements solidaires de notre protection sociale par répartition. Mais un partage juste des efforts, notamment par la contribution de l’ensemble des richesses au financement des protections sociales (santé, prévoyance, dépendance, retraite) sont des conditions nécessaires de l’acceptabilité pour un pacte solidaire durable et renouvelé entre générations » rappelle Eric Chenut, président de la Mutualité Française.


Réforme des retraites : dès le 7 mars,toutes et tous mobilisés pour faire reculer le gouvernement


Après des semaines de « pédagogie » gouvernementale truffée de fake news et un
débat parlementaire bâclé, l’exécutif persiste à vouloir mener à terme son projet de
réforme de notre système de retraite pourtant réfuté et rejeté par tous. Dès le 7 mars,
mobilisons-nous pour faire reculer le gouvernement !


Les faits sont plus têtus que le gouvernement


Ce projet est réfuté par de nombreux économistes de manière argumentée, en s’appuyant notamment sur les travaux du Conseil d’orientation des retraites. Les conséquences sur la population seraient dramatiques pour toutes et tous : maladie, incapacités, chômage, creusement des inégalités entre catégories socio-
professionnels et entre femmes et hommes. La précarité et la pauvreté des personnes en fin de carrière « ni en emploi, ni en retraite » se développerait. La baisse des pensions s’accentuerait et nous savons à présent que la « pension minimum » à 1 200 € était un mensonge.


9 actifs sur 10 opposés à la réforme des retraites


Ce projet est rejeté par l’ensemble des centrales syndicales et du mouvement social. Alors que des alternatives existent, le gouvernement fait le choix de tenter de passer en force. La majorité relative gouvernementale à l’Assemblée nationale cherche des alliés, espérant ainsi contourner l’opposition massive de la population.

 

Selon les enquêtes d’opinion, ce sont plus des deux tiers des personnes interrogées qui s’y opposent et 90% des personnes dans la vie active.


Rendez-vous dès le 7 mars


Le 7 mars est un rendez-vous essentiel pour signifier, à nouveau, après les manifestations massives des 19 et 31 janvier, des 7 et 11 février, notre refus d’engager le pays dans la voie dogmatique de régression sociale choisie par l’exécutif.


C’est pourquoi, la Fédération des mutuelles de France appelle les militantes et les militants mutualistes à
prendre part aux actions qui débutent le 7 mars, aux côtés de l’ensemble des forces associatives, syndicales et politiques mobilisées contre cette réforme inutile et dangereuse.

 


Rendez-vous également le 8 mars


Les femmes seront encore les plus grandes perdantes de ce projet de réforme qui conduirait à un report
effectif de l’âge de départ deux fois plus important pour les femmes que pour les hommes.

Les mécanismes de prise en compte de la maternité deviendraient quasiment inopérants pour toutes tandis que la prise en compte des congés parentaux ne concernerait qu’une infime minorité de femmes. Les femmes seraient encore plus nombreuses à devoir attendre 67 ans pour annuler la décote, et même après 67 ans, le montant de leur pension serait minoré faute d’avoir toutes leurs annuités.


C’est pourquoi, les Mutuelles de France appellent également à la mobilisation le 8 mars « contre la réforme
des retraites, pour l’augmentation des salaires, contre les violences sexistes et sexuelles et en solidarité
internationale avec les femmes du monde entier ».

Les Mutuelles de France portent un projet de société solidaire pour mettre l’ensemble de la population en
sécurité sociale

. Retrouvez nos propositions pour une retraite digne et en bonne santé dans notre cahier de
propositions : www.lasanteestundroit.fr.