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30 / 05 / 2026 | 9 vues
Jacques Régnier / Abonné
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Ponts naturels: l'Assurdité d'aMélie '*)

L’Ascension, aurait pu être l’occasion pour tous les collègues de prendre une journée de congés de profiter de leurs enfants restés à la maison, de permettre à ceux qui, toujours les mêmes, ne peuvent pas en bénéficier en raison des contraintes de leur fonction, de l’organisation du service de savourer ce répit.


Mais non, désormais tous les personnels sont privés de la possibilité de bénéficier de 4 jours de repos bien mérités.

 

UN CHEF C'EST FAIT POUR «CHEFFER»

 

Notre Directrice Générale,(*) a décidé seule et contre l’avis de bon nombre de ses directeurs locaux, d’abolir les ponts naturels possibles depuis 2025 et, malgré les interpellations à l’occasion de ses déplacements dans les services, n’entend pas revenir sur sa décision.

 

Les numéros un des départements et directions sont ainsi les deux pieds dans le béton et ne peuvent plus faire un geste et même plusieurs parfois, envers leurs collaborateurs, afin qu’ils bénéficient d’une journée de repos, certes imposée mais sans réserve des nécessités de service au profit des 95 000 agents de la DGFiP, du vacataire aux administrateurs, des collègues en CDD à la Directrice Générale.

 

Quand bien même cette dernière préfère visiter les services le lendemain de l’Ascension que de profiter d’une journée de repos, elle devrait néanmoins s’en remettre aux expériences du terrain, remontées, notamment par notre syndicat  à défaut d’écouter ses agents.

 

La pratique des ponts naturels n’a jamais constitué un cadeau accordé aux agents puisque, à l’exception de l’autorisation d’absence exceptionnelle annuelle, ils étaient couverts par des congés.


Elle était en revanche une modalité d’organisation qui fluidifiait la gestion des unités de travail. Sa suppression revient de fait à instaurer des périodes blanches et à exacerber les tensions dans les services, qui n’ont vraiment pas besoin de ça, en reportant, qui plus est, la charge sur l’encadrement de proximité.

 

Nous avons toujours défendu l’octroi des ponts naturels, car c’est une revendication de l’immense majorité des agents de la DGFiP. Un syndicat digne de ce nom ne peut donc ignorer cette revendication, à moins qu’elle ne déplaise trop à l’employeur…À l’heure où on mesure les gestes de reconnaissance à l’attention des personnels en voilà un qui ne coûtait pas un centime.

 

Décidément, dans cette Direction, quand on exige des sacrifices de la part des agents il n’y a pas de limite mais quand il s’agit de reconnaitre leur engagement, il n’y a pas de crédits même quand ils sont gratuits !

Il se pourrait qu’un jour, à force, ce soit la Direction générale qui finisse par perdre le sien totalement.

 

RÉTABLIR LES PONTS NATURELS

 

Dans un contexte où les agents de tout grade et de toute catégorie crient leur fatigue, leur lassitude et où les écoles, comme beaucoup d’autres services publics, sont fermées, notre syndicat demande  Directrice  de rétablir les ponts naturels.

Il y aurait de la cohérence, pour l’Ascension, à choisir le point de vue le plus élevé sans s’enfermer dans un présentéisme de principe, au mépris des conditions de travail et de la reconnaissance des personnels.

 

(*) Amélie Verdier est Directrice Générale de la DGFIP

 

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