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06 / 05 / 2019 | 122 vues
Philippe Charry / Abonné
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Orange : l’enquête triennale sur le stress conforte nos alertes

Le comité national de prévention du stress pilote les enquêtes triennales sur le stress mises en œuvre suite à la « crise sociale » résultant du plan Next, dont l’objectif était le départ de 22 000 salariés.
 

La filière des ressources humaines était passée de 3 200 à 800 personnes. Les conflits éthiques étaient nombreux : la pression notamment à la vente était considérable avec des objectifs irréalisables, les managers devaient en priorité réduire leurs équipes.
 

Depuis, la situation a été redressée et cela s’est traduit par le rétablissement de la fierté d’appartenir à l’entreprise.
 

Néanmoins, l’enquête sur la période 2016-2019 réalisée par le cabinet Secafi confirme une dégradation des conditions de travail, notamment en agences de distribution (AD, les boutiques), en agences d'entreprise (AE s’occupant des clients « grandes entreprises »), PRO-PME (agences PRO-PME s’occupant des clients professionnels et petites et moyennes entreprises) et OBS (« Orange business services » s’occupant des clients grands comptes, à savoir très grandes entreprises et multinationales).
 

En AD, cela s’exprime par un niveau de stress bien supérieur au niveau moyen.


En cause :
 

  • l’intensité et le temps de travail ainsi que la charge mentale, notamment en AD où 44 % des salariés déclarent avoir des objectifs inadaptés et le manque d’autonomie du travail y est également pointé ;
  • le SI et de mauvaises définitions de procédures pour PRO-PME et AE ;
  • la dégradation de l’organisation du travail qui ne parvient toujours pas à maîtriser la complexité ni à gérer l’urgence, avec une accélération en AE et PRO-PME en 2019 ;
  • l’impossibilité de résoudre les difficultés en communiquant entre salariés et en coopérant entre services, due à « compliance » : AE et PRO-PME sont les plus concernées.


Sont également pointés :
 

  • l’insécurité socio-économique ;
  • l’inquiétude encore accrue face aux changements dans les conditions de travail, notamment concernant l’ancrage territorial et les projets immobiliers avec Open Space et Flex office ;
  • la conciliation vie privée-vie professionnelle dégradée avec le travail à la maison, pour 51 % des salariés et 74 % des managers (notamment les cadres en forfait-jour et ceux qui encadrent plus de 50 personnes) ;
  • la complexité du travail et de l’organisation, une majorité des salariés déclarant que le travail est souvent interrompu et très bousculé ;
  • le harcèlement (particulièrement dans les DR hors métropole) ;
  • un ressenti négatif en 2019 de la reconstruction des « silos » pour répondre à l’ARCEP ;
  • des compétences manquantes avec les départs en TPS et un questionnement sur le pilotage de l’emploi.


À noter que 57 % des salariés considèrent qu’ils ne sont pas assez nombreux pour le travail à effectuer, ce qui confirme notre exigence de création d’emplois bien plus ambitieuse, en remplaçant tous les départs a minima.

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