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15 / 09 / 2021 | 60 vues
Jacky Lesueur / Abonné
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Les chefs d'entreprise et notre système de santé

Dans le prolongement de l'étude menée par Elabe pour Malakoff Humanis avant l'été 2021 auprès d’un échantillon représentatif de la population sur les plus de 18 ans (présentation PowerPoint (elabe.fr)), il ressortait notamment que :

  • notre système de santé faisait la fierté des Français et  la preuve de son efficacité mais que le modèle de financement menaçait la pérennité et la capacité à relever les défis sanitaires et socio-démographiques français ;
  • le système actuel avait fait preuve de sa résilience et répondait aux besoins des Français ;
  • la nationalisation manquait  de crédibilité et pouvait faire craindre une dégradation de l’accès aux soins ;
  • mais.que pour autant, un statu quo devait être accompagné d’évolutions sur la prévention, la réduction des fractures territoriales et sociales, la responsabilisation et la lisibilité des contrats.

 

Une autre étude a été menée en juin /juillet, auprès d’un échantillon de plus de 250 dirigeants d’entreprises (représentatifs de différents secteurs d'activité et des différentes tailles d'entreprises) > présentation PowerPoint (elabe.fr). Il en ressort que :

  • les dirigeants d’entreprise jugent notre système de santé très positivement (qualité des soins, rapidité et qualité de la prise en charge sont saluées) ;
  • pour une majorité des répondants, c'est un système qui marche « sur ses deux jambes » : Assurance-maladie et complémentaires de santé ;
  • si l'Assurance-maladie et les complémentaires de santé sont quasi-unanimement jugées à la hauteur de leur mission, la gestion financière de l’Assurance-maladie est en revanche pointée du doigt et souffre de la comparaison avec la bonne gestion des complémentaires de santé ;
  • une majorité de chefs d’entreprise s’alarm sur la pérennité financière du système actuel ;
  • face aux éventuelles évolutions du système de santé (privatisation jugée « vraisemblable » ou nationalisation), le statu quo est le scénario privilégié ;
  • les complémentaires de santé sont synonymes de liberté de choix pour l’employeur et d’acquis social pour les salariés ;
  • la complémentarité des deux acteurs reste pour eux garante du bon fonctionnement du système ;
  • enfin, la nationalisation fait craindre une hausse de la contribution financière des employeurs et une hausse des inégalités sociales face aux soins tandis que l’argument de simplification peine à convaincre.


Tous ces éléments seront à intégrer dans les réflexions et études initiées par le gouvernement et dont on attend les conclusions à court terme. De quoi alimenter les débats de la prochaine campagne présidentielle ?

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