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08 / 04 / 2026 | 7 vues
Françoise Kemajou / Abonné
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Le Sénat disparaît en Belgique : Place aux citoyen·ne·s !

En Belgique, d'ici 2029, le Sénat sera supprimé. La coalition au pouvoir a tranché : la chambre haute, née en 1831, a fait son temps. L'affaire est présentée comme une simplification, un geste de modernité institutionnelle. Acte clôturé.



Pourtant, une question persiste, gênante : à quoi va servir cet espace ?



Or vider une institution sans dire ce qu'on y met, c'est un choix politique. Et derrière ce vide, deux visions s'affrontent — en Belgique comme dans bien d'autres démocraties européennes : concentrer le pouvoir dans une chambre unique, ou l'ouvrir enfin à celles et ceux qu'on a trop longtemps tenu·e·s à l'écart des décisions — les citoyen·ne·s ordinaires.



Ce n'est pas une utopie. 



En Communauté germanophone de Belgique, le modèle Ostbelgien le prouve depuis 2019 : des assemblées de citoyen·ne·s tiré·e·s au sort délibèrent sur des sujets concrets — soins aux aîné·e·s, logement, numérique — et leurs recommandations doivent obligatoirement recevoir une réponse publique et motivée du parlement, un an après.

 

Pas une promesse : une obligation légale. Une référence mondiale, née sur un petit territoire d’environ 79.000 habitant·e·s.



Laisser passer cette occasion sans l'exiger, ce serait accepter que la démocratie se rétrécisse au moment même où la défiance des citoyen·ne·s envers leurs institutions n'a jamais été aussi forte — partout en Europe.


La Belgique a déjà inventé la solution. Il lui reste à l'appliquer à elle-même. Et nous, à nous en inspirer.


 

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