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22 / 01 / 2026 | 21 vues
Jacky Lesueur / Abonné
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Le CTIP devient la FIPS : les nouvelles ambitions des partenaires sociaux

Le Centre technique des institutions de prévoyance (CTIP) devient  la Fédération des institutions paritaires de protection sociale (FIPS).  Ce changement de nom marque une étape structurante dans l’évolution engagée par l’organisation, porte-parole des institutions paritaires depuis près de 40 ans. Il traduit la volonté des partenaires sociaux de conjuguer l’héritage du paritarisme avec les enjeux à venir de la protection sociale complémentaire

 

Une fédération à la double légitimité

 

En transformant le CTIP en fédération, les partenaires sociaux adressent un signal fort en affirmant leur intention de faire pleinement entendre la voix des paritaires. Il s’agit de la mise en œuvre de l’Accord national interprofessionnel (ANI) du 18 février 2025 qui prévoit de donner au CTIP un rôle stratégique et politique au service des partenaires sociaux et des groupes de protection sociale. La FIPS s’appuie ainsi sur une double légitimité, politique et professionnelle.

 

Elle  représente l’ensemble des organisations syndicales et patronales représentatives, et  fédère également toutes les institutions paritaires de protection sociale complémentaire.

 

Grâce à ce double ancrage, la FIPS se positionne comme le porte-parole des entreprises et des salariés, premiers financeurs du système de protection sociale. (soit  plus de 14 millions de salariés à travers une cinquantaine d'institutions de prévoyance, organismes assureurs paritaires et à but non lucratif spécialisés dans la protection sociale d’entreprise. )

 

Agir pour la protection sociale de demain

 

La création de la FIPS constitue la première étape de la mise en œuvre de l’ANI de 2025. Afin de décliner concrètement les orientations fixées par les partenaires sociaux, de nouveaux statuts seront adoptés en 2026 par les groupes de protection sociale.

 

Au-delà de ces chantiers, les partenaires sociaux ont engagé des réflexions de fond sur l’avenir de la protection sociale, dans la perspective de l’élection présidentielle de 2027. Ces travaux s’inscrivent dans une réflexion de long terme et doivent aboutir à des propositions visant à renforcer la soutenabilité de notre modèle de protection sociale et l’efficience du système de soins.

 

« Nous devons être de plus en plus présents dans le débat public pour faire entendre notre voix singulière et promouvoir un système qui préserve la liberté des acteurs, le dialogue social et l’efficacité collective », affirme Jacques Creyssel, président de la FIPS.

 

L’affirmation de l’efficacité d’un modèle singulier

 

Le paritarisme est au cœur même du nom de la FIPS. Par ce choix, les partenaires sociaux réaffirment la singularité et la pertinence d’un mode de gouvernance fondé sur le dialogue social et sur la recherche de solutions durables au service de l’intérêt collectif.

 

Ce modèle non lucratif repose sur une gestion paritaire dans laquelle les décisions sont prises conjointement par les représentants des entreprises et des salariés. Il a démontré, dans la durée, sa capacité à concilier gestion à l’équilibre et absence de déficit, maîtrise des coûts et haut niveau de redistribution. Il s’incarne notamment au sein de groupes de protection sociale et d’institutions de prévoyance solides, qui couvrent aujourd’hui plus de 14 millions de salariés et accompagnent près de 2 millions d’entreprises.

 

« Tout ce que nous décidons, aussi bien à la FIPS que dans les groupes, vise à renforcer le pouvoir d’achat des salariés et la compétitivité des entreprises, au service de l’efficacité collective », souligne Alain Gautron, vice-président de la FIPS.

 

NDLR: La FIPS représente syndicats, organisations patronales et institutions paritaires, porte-parole de plus de 14 millions de salariés à travers une cinquantaine d'institutions de prévoyance, organismes assureurs paritaires et à but non lucratif spécialisés dans la protection sociale d’entreprise. 

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