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21 / 10 / 2026 | 4 vues
Françoise Kemajou / Abonné
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La politique étrangère féministe de l’Union européenne: Analyse du Gender Action Plan III

Quelles sont les conditions et les limites d’une politique étrangère féministe véritablement transformatrice ?

 

Nous vous proposons aujourd’hui une analyse du Gender Action Plan III de l’Union européenne.

 

 

Le Gender Action Plan III (GAP III) est la matérialisation de la politique étrangère féministe de l’Union européenne. Il couvre la période 2021-2025 et montre la volonté de l’UE de devenir un leader mondial dans la promotion de l’égalité de genre.

 

Le plan repose sur cinq piliers.


Il fait d’abord de l’égalité de genre une priorité transversale, avec un objectif ambitieux : que 85 % des nouvelles actions extérieures de l’Union y contribuent.


Il cherche ensuite à construire une vision commune avec les États membres et les partenaires internationaux.


Il cible six domaines d’intervention : la lutte contre les violences fondées sur le genre, les droits sexuels et reproductifs, les droits économiques et sociaux, la participation politique des femmes, l’agenda Femmes, paix et sécurité, et les transitions écologique et numérique.

 

L’Union s’engage aussi à montrer l’exemple, avec un leadership paritaire et sensible au genre à ses plus hauts niveaux. Enfin, le plan mise sur la transparence et le suivi des résultats.

 

Mais au-delà des engagements affichés, le plan tient-il ses promesses ?

 

Dans les faits, l’intégration du genre reste souvent limitée, notamment face aux logiques militaires et économiques.  Mais surtout, le plan laisse de côté deux dimensions essentielles : l’intersectionnalité et la décolonialité.

 

Il ne s’interroge pas sur le rôle de l’UE dans la production des inégalités, ni sur les héritages coloniaux qui pèsent encore sur les relations internationales.

 

Consulter la note d’analyse

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