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23 / 06 / 2026 | 12 vues
Cgt Macif UES SAM / Membre
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Canicule rouge : la Macif sensibilise ses sociétaires mais laisse ses salariés se débrouiller

Alors que plusieurs départements sont placés en vigilance rouge canicule et que les températures atteignent des niveaux exceptionnels, la CGT Macif dénonce l'insuffisance des mesures mises en œuvre par la Direction pour protéger les salariés.


Cette situation met en lumière un décalage grandissant entre les engagements climatiques affichés par l'entreprise et les décisions concrètes prises lorsqu'un événement climatique majeur impacte directement les conditions de travail.

Une communication climatique ambitieuse...

Depuis plusieurs années, la Macif développe de nombreux outils de sensibilisation aux risques climatiques.


Tutoriels consacrés à la canicule, dispositifs pédagogiques, actions de prévention auprès des sociétaires, événements consacrés aux aléas climatiques : l'entreprise affirme régulièrement vouloir accompagner les citoyens face aux conséquences du changement climatique.


La prévention des risques liés aux événements extrêmes fait désormais partie intégrante de son discours institutionnel.

...mais des mesures minimales pour les salariés

Face à l'épisode actuel de canicule rouge, la réponse apportée aux représentants du personnel tient en quelques lignes.


La Direction indique :

  • que les managers peuvent exceptionnellement déroger à la présence obligatoire sur site ;
  • qu'une souplesse horaire peut être accordée ;
  • qu'un suivi du bon fonctionnement des équipements de climatisation est réalisé.


Pour la CGT, cette réponse n'est pas à la hauteur de la situation.


Alors que les autorités publiques reconnaissent un niveau de danger exceptionnel justifiant le déclenchement de la vigilance rouge, la Direction refuse toujours d'activer pleinement les dispositions prévues dans l'accord télétravail pour les circonstances exceptionnelles.

Une gestion au cas par cas qui crée des inégalités

En renvoyant l'essentiel des décisions à l'appréciation des managers, la Direction organise une gestion disparate de la situation.

Selon le service, l'activité, les effectifs disponibles ou la pression opérationnelle, un salarié pourra bénéficier ou non de mesures de protection identiques.

La CGT considère qu'un risque collectif doit recevoir une réponse collective.

La protection de la santé des salariés ne peut dépendre d'arbitrages locaux lorsque l'ensemble d'un territoire est placé en vigilance rouge.

Un risque supplémentaire dans un contexte social déjà dégradé

Cette canicule intervient alors que les indicateurs sociaux de l'entreprise sont déjà préoccupants.

Le bilan social 2025 fait apparaître :

  • un absentéisme global de 12,94 % ;
  • une progression de près de 40 % des arrêts de plus de 90 jours ;
  • une augmentation importante des situations d'inaptitude ;
  • une dégradation persistante des conditions de travail dans plusieurs secteurs.

Dans ce contexte, l'exposition à une chaleur extrême constitue un facteur aggravant supplémentaire pour des collectifs déjà fragilisés.

La CGT demande l'application immédiate de l'article 4

La CGT Macif demande :

  • l'activation immédiate de l'article 4 de l'accord télétravail relatif aux circonstances exceptionnelles ;
  • la mise en place d'un télétravail exceptionnel pour tous les postes télétravaillables dans les territoires concernés ;
  • des mesures harmonisées sur l'ensemble du territoire ;
  • une protection renforcée pour les salariés vulnérables ;
  • un suivi transparent des situations rencontrées dans les agences et services.

La question posée aujourd'hui est celle de la cohérence.

La Macif revendique être « l'assureur d'un monde qui change ».

Lorsque les conséquences du changement climatique frappent directement les salariés, cette ambition doit se traduire par des mesures concrètes et immédiates.

Le climat change.

Les règles de protection du travail doivent changer aussi.

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