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02 / 11 / 2026 | 4 vues
Françoise Phelix / Membre
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Aides à domiciles: des conditions de travail toujours difficiles

Aides à domiciles: des conditions de travail toujours difficiles. C'est ce que confirme, dans le prolongement de certaines enquêtes déjà réalisées, la dernière étude de la Drees (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques)(1) à partir des observations qui portent sur l'année 2023. A date 466 000 personnes exercent en France (hors Mayotte) en tant qu’aides à domicile dans leur emploi principal.

 

Ils sont 74 % à exercer à temps partiel et 26 % à travailler à moins d’un mi-temps, contre respectivement 17 % et 4 % de l’ensemble des personnes en emploi. 94 % d’entre elles sont des femmes.
 

Le temps partiel est le plus souvent subi, les employeurs proposant rarement des contrats à temps complet, tandis que les temps de déplacement entre les différents lieux de travail et la concentration des interventions sur des créneaux horaires bien précis limitent les possibilités d’augmenter le temps de travail.


94 % d’entre elles sont des femmes

 

Cette étude sur le métier d’aide à domicile apporte un éclairage important sur  les caractéristiques des emplois (temps de travail et horaires), ainsi que les perceptions du métier par les aides à domicile en termes d’autonomie, de pénibilité physique de leur travail, de charge mentale et émotionnelle et de sentiment de reconnaissance

 

Les aides à domicile employés par des particuliers travaillent un volume d’heures moins élevé que celui des salariés des secteurs public et privé.

 

58 % d’entre eux exercent à moins d’un mi-temps, contre seulement 11 % des aides à domicile salariés des secteurs public ou privé. Ils effectuent plus souvent cette activité en complément d’autres sources de revenus (emploi, retraite, etc.).


Les aides à domicile salariés des particuliers employeurs profitent de conditions plus favorables. En l’absence d’intermédiaire (association, collectivité etc.), ils choisissent plus souvent leurs horaires (au moins partiellement) : 58 % déclarent avoir cette possibilité contre 19 % des aides à domicile salariés des secteurs public et privé. Par ailleurs, leur emploi du temps est plus régulier : 15 % seulement ont des horaires variables d’une semaine à l’autre contre 47 % des aides à domicile salariés du public et privé.

Les aides à domicile souffrent physiquement de leur métier.

 83 % d’entre eux indiquent effectuer des mouvements douloureux ou fatigants contre 44 % de l’ensemble des salariés (graphique). 90 % doivent rester longtemps debout contre 52 % pour l’ensemble des salariés. 66 % sont amenés à porter ou déplacer des charges lourdes, contre 40 % de l’ensemble des salariés.


En revanche, les aides à domicile témoignent d’une charge mentale moindre que l’ensemble des salariés. Le morcellement de leur travail n’impose pas de longues périodes de concentration et l’absence de hiérarchie leur permet d’évoluer dans un environnement moins contraignant.


En 2023, 14 % des aides à domicile indiquent travailler « toujours » ou « souvent » sous pression (deux fois moins que l’ensemble des salariés), et 32 % rapportent devoir penser à trop de choses à la fois dans leur travail, contre 49 % pour l’ensemble des salariés.

 

Les aides à domicile s’estiment plutôt reconnus pour leur travail : 71 % considèrent recevoir, au vu de leurs efforts, le respect que mérite leur activité, contre 63 % pour l’ensemble des salariés. De même 74% ont toujours l’impression de faire un travail utile aux autres contre 41 % pour l’ensemble des salariés.


​​​​​​​Cependant, les aides à domicile se projettent moins dans leur métier que l’ensemble des salariés. 39 % déclarent se sentir capables de faire le même travail jusqu’à la retraite, contre 44 % de l’ensemble des salariés.

 

(1) Le détail des éléments de cette enquête:  Étude 

 

Pour mémoire aussi... quelques anciennes études intéressantes: 

 

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