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17 / 05 / 2024 | 40 vues
Alain ANDRE / Abonné
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Modernisation du dispositif de rémunération dans les IEG : On est loin du compte !

Les employeurs ont dévoilé un projet d’accord portant sur la modernisation du dispositif de rémunération lors de la CPPNI du 14 mai et qui prendrait effet au 1er janvier 2026

 

Les  principales propositions   :

 

-  Remplacement des NR (Les Niveaux de Rémunération) par des indices de grilles à pas plus fins de 0,1 % avec un minima de 1,5 % d’augmentation garantie (1 % en entrée de réunion de négociation)

- Création d’un 13e échelon d’ancienneté générant une évolution salariale de 1,15 % à compter de 38 ans de carrière

- Maintien des GF (Groupes Fonctionnels). dont le passage entraînera une augmentation de 4,6 %

- Relèvement des plafonds de rémunération de chaque collège de 4,6 % ¾ Salaire minimum de Branche fixé au SMIC + 2 %

-  À l’embauche, possibilité de reconnaissance par les employeurs de l’expérience professionnelle (technique et/ou transverse) acquise hors statut par l’attribution d’échelons

- Valorisation de l’indemnité d’astreinte sur l’échelon 4

 

Si cet accord est validé en cette année 2024, les mesures transitoires jusqu’au 1er janvier 2026 seront les suivantes :

 

- Repositionnement de la rémunération de chaque salarié sur le premier indice égal ou supérieur à la valeur actuelle perçue

- Les augmentations salariales individuelles, durant cette période, seront de 2,3 %

 

Notre fédération  estime que ces premières propositions sont bien loin des attentes des personnels !

 

Les employeurs nous ont confirmé œuvrer afin qu’un accord valide voie le jour.

 Nous leur avons donc demandé de revoir leur copie pour la prochaine séance du 30 mai prochain!

 

Nous avons rappelé que nous n’accompagnerions aucune disposition ne garantissant pas une évolution salariale tout au long de la carrière.

Quelle que soit l’évolution salariale entre les indices, le minima se doit d’être à la hauteur de l’investissement des salariés.

 

Nous craignons clairement qu’avec le temps ou selon les budgets d’avancements aux choix attribués chaque année le minima devienne la norme.

 

L’échelon d’ancienneté unique proposé n’est pas suffisant au regard de l’allongement de la durée du travail, mais également du fait que 3 échelons d’ancienneté ont été supprimés depuis plusieurs années.

 

Rien n’est développé au sein de cette première version concernant les majorations résidentielles alors que les employeurs s’étaient engagés avant la pandémie d’ouvrir de nouvelles négociations sur ce sujet, sur ce point la modernisation ne semble pas être de mise…

D’autre part, la volonté affichée d’intégrer les primes de façon pérenne n’est pas suffisamment développée, quelles primes, à quelle échéance…?

 

Rien n’est précisé!

 

Les minimas d’embauche jusqu’au BAC ont été réévalués lors de l’accord mesures salariales de 2022.

 

Pour les niveaux à compter de BAC+2 les minimas restent à définir.

 

 

Cet accord, tel que présenté, nous laisse à penser que la volonté première des employeurs est d’avoir toute liberté en matière de rémunération sur les futures embauches.

Une modernisation à ce stade de la négociation qui semble surtout en faveur des employeurs

 

Notre fédération estime que la voie prise par les employeurs ne permettra pas, d’une part de rendre la Branche des IEG attractive pour les futurs salariés, d’autre part sacrifiera la reconnaissance financière de l’engagement des personnels actuels et enfin remettra en cause l’égalité de traitement entre ces salariés.

 

On est donc bien loin du compte et d’un dispositif de rémunération digne de ce nom pour une branche telle que celle des Industries Electriques et Gazières !

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Modernisation du dispositif de rémunération

Secondes propositions pour cette réforme… Encore loin du compte!

 

 Lors de la seconde séance de négociation portant sur la modernisation du dispositif de rémunération, les employeurs ont présenté leurs nouvelles propositions.

De leur point de vue, l’augmentation de certains paramètres est un geste fort.

 

Pour FO Énergie, ces évolutions, que nous ne contestons pas, ne concernent qu’une partie des salariés. Le point central de cette négociation et qui est conséquent pour tous les salariés des IEG est la suppression des NR et leur remplacement par des indices de grilles à pas plus fins de 0,1 % avec un minima d’augmentation individuelle de 1,5 %!

 

Notre fédération a indiqué aux employeurs que nous n’accepterons pas un minima inférieur à 2,5 %. Second point phare de cette nouvelle version est la création d’un 13e et 14e échelon d’ancienneté générant chacun une évolution salariale de 1,14 % à partir de 38 et 41 années d’ancienneté.

 

Notre revendication de 2 échelons supplémentaires est entendue, mais ne peut suffire! Nous revendiquons que notre grille retrouve son départ à l’échelon 1. De plus il n’est pas acceptable que l’évolution salariale liée à la prise d’échelon soit inférieure à la moyenne des échelons actuels.

 

Face à l’entêtement des employeurs ne favorisant pas l’attractivité de notre Branche et sacrifiant la reconnaissance financière des engagements des personnels actuels, FO Énergie continue de porter ses revendications :

- Minima d’augmentation individuel de 2,5 %

- 14 réels échelons d’ancienneté

- Minima de grille à 2000 € Brut calé sur l’évolution du SMIC

 

Cette réforme de notre grille de rémunération s’apparente à une régression sociale que ce soit dans les mesures chiffrées, mais également sur la proposition de révision de textes statutaires, voire de leur suppression.

Cette régression est un comble dans une branche telle que celle des Industries Électriques et Gazières confrontée à relever des défis essentiels !