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22 / 03 / 2021 | 86 vues
David Malezieux / Membre
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Ikea et son service de surveillance devant la justice

En 2012, notre organisation syndicale avait décidé de saisir la justice afin que toute la lumière soit faite suite à la découverte d’un « service de surveillance et d’espionnage » des salariés d'Ikea par leur direction. Ce n’est pas la première fois que l’enseigne commet des infractions et viole les intérêts de ses salariés lorsqu’elle estime que ses intérêts sont supérieurs à ceux des salariés qu’elle emploie, passant outre les dispositions légales françaises.

 

La direction avait mis de gros moyens financiers afin d’obtenir des informations ou des moyens de surveillance sur ses salariés avec l’aide de certains fonctionnaires de police ou d’ex-policiers. Étant donné les sommes dépensées (plus de 700 000 €), on ne peut pas parler d’acte isolé de managers.

 

Cette affaire sera jugée à partir de cette semaine au tribunal correctionnel de Versailles ; la direction d’Ikea et ses complices devront répondre de leurs actes.

 

Au moment où le gouvernement sort une loi dite « de sécurité globale » qui autorise à ficher (plus pour une « activité syndicale », ce qui était déjà problématique) mais pour une simple « appartenance syndicale », nous avons là une nouvelle preuve des graves dérives que ce genre de fichier peut apporter dans notre démocratie et dans le monde du travail en particulier.

 

Notre syndicat va encore attendre la décision du tribunal correctionnel de Versailles sur les pratiques illégales de la société Ikea quelques semaines et revendique dès maintenant du gouvernement qu'il retire son projet de sécurité globale qui entraînera indubitablement encore plus de dérives à l'avenir.

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