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23 / 12 / 2015 | 44 vues
Fieci Cfe-Cgc / Membre
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Minima conventionnels « Syntec » : la FIECI CFE-CGC refuse de signer le PV de désaccord de la négociation et déplore la position patronale

Désaccord sur la révision des minima conventionnels de la branche des bureaux d’études et du conseil (dite « Syntec »), lors de la commission paritaire du 10 décembre 2015.

Une fois de plus, l'examen des salaires minima conventionnels a débouché sur un constat de désaccord (inévitable) devant les positions inacceptables des employeurs (fédérations, Syntec et CINOV). Si ces derniers, clament bien volontiers que les métiers de la branche sont des métiers d'avenir attractifs, il n'en demeure pas moins qu'ils ont refusé d'engager les moyens nécessaires pour traduire cette volonté et ont, tout au long de la négociation, campé sur des positions on-ne-peut-plus minimalistes :
  • 0,7 % d'augmentation des minima conventionnels pour les salariés dont les coefficients sont compris entre 220 et 355 ;
  • 0,5 % d'augmentation des minima conventionnels pour les techniciens et agents de maîtrise dont les coefficients sont compris entre 400 et 500 ;
  • 0,5 % d'augmentation des minima conventionnels pour les ingénieurs et cadres dont les coefficients sont compris entre 95 et 100 ;
  • aucune augmentation des minima conventionnels pour les autres ingénieurs et cadres.

La FIECI CFE-CGC déplore cette proposition qui traduit un affichage non attractif de la branche. Elle rappelle ses revendications :

  • faire en sorte que les salariés qui perçoivent les plus bas salaires « ne perdent plus d'argent », le coût de la vie ne cesse d’augmenter alors que leurs salaires stagnent  ;
  • demander aux employeurs de notre branche d'abandonner une politique salariale minimaliste, qui aboutit à ce que nos collègues ne soient plus augmentés que grâce à la révision des minima conventionnels ;
  • tendre vers plus de cohérence salariale et opérationnelle en faisant évoluer les minima conventionnels des ingénieurs et cadres vers le plancher AGIRC afin d'être cohérent avec les fonctions, le travail attendu et le temps réel de travail opéré ;
  • mettre en œuvre une véritable négociation portant sur les qualifications, les classifications, les missions réalisées et les salaires dans le même temps.

Nous espérons voir évoluer la position patronale en faveur des salariés de la branche en 2016 lors de la prochaine négociation sur les minima conventionnels.

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