Ofi AM investissement responsable

 

Participatif
ACCÈS PUBLIC
04 / 01 / 2019
michel debonnaire / Membre
Articles : 11
Inscrit(e) le 31 / 08 / 2018

La FNATH demande au gouvernement de revenir sur des mesures qui augmentent le reste à charge pour les malades et les victimes du travail

La FNATH, association des accidentés de la vie, demande instamment au  gouvernement de clarifier sa politique d’accès aux soins et de revenir sur des mesures qui augmentent le reste à charge pour les malades et les victimes du travail.

Alors que le discours de la présidence est encore dans toutes les têtes, le gouvernement a fait publier, vendredi, un décret qui va fixer à 24 euros (contre 18 euros actuellement) la participation à charge de certains malades pour des actes lourds à l’hôpital. Lors de la présentation de ce texte à  la Caisse nationale d’assurance maladie et la FNATH avait déjà voté contre.

Le coût de cette nouvelle mesure est estimé à 40 millions d’euros par an, d’après les organismes complémentaires de santé qui ont dénoncé une mesure « injuste » pouvant entraîner une augmentation des cotisations pour compenser ces prises en charge par les mutuelles.

Une fois encore, ce sont les malades qui devront payer la facture de l’hôpital déficitaire.

Alors que nous attendons le résultat de la mesure « reste à charge zéro » pour le dentaire, les lunettes et les audioprothèses qui sont présentées comme des avancées pour les assurés sociaux, le gouvernement profite de la « trêve des confiseurs » pour publier un décret, dans la plus grande discrétion, risquant encore d’entraîner une hausse des cotisations versées par les assurés à leurs complémentaires.

Manque flagrant de cohérence dans la politique d’accès aux soins des malades et des assurés sociaux : d’un côté on annonce une fin du reste à charge pour le dentaire, les lunettes et l’auditif, d’un autre on continue de multiplier les franchises médicales et d'augmenter la participation des assurés au paiement de leurs dépenses de santé.

Pour rappel, la FNATH et France Assos Santé avaient déposé un recours devant le Conseil d’État pour obtenir l’annulation de l’arrêté du 21 décembre 2017 lequel a augmenté le forfait journalier hospitalier (FJH) de 18 à 20 euros (15 euros pour la psychiatrie), le 1er janvier 2018.

La FNATH demande au gouvernement de retirer le décret fixant la participation forfaitaire due par l’assuré pour certains actes lourds à l’hôpital à 24 euros (contre 18 actuellement).

Pas encore de commentaires