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28 / 12 / 2015 | 12 vues
Guy Le Trividic / Membre
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Que mettre derrière le vocable « pouvoir d'achat » ?

Si, pour changer, nous parlions du pouvoir d'achat ?

Les questions soulevées sont multiples. Que mettre derrière le vocable « pouvoir d'achat » ?

En économie, le pouvoir d'achat a pour objectif de mesurer la quantité de biens et de services qu'un revenu donné permet d'acquérir. Il dépend du niveau du revenu et du niveau des prix. Cette définition un peu restrictive ne tient pas compte d'autres données telles que les avantages familiaux, les dépenses obligées, le logement, la fiscalité, la CSG etc.

Pour apprécier de façon plus pertinente l'état réel des capacités de chaque retraité et de chaque ménage, il serait sans doute plus judicieux de parler de « revenu disponible » une fois déduites les dépenses « indispensables ».

Les retraités sont-ils uniformément touchés ?

Plus les retraites sont petites, plus le poids des charges est important, plus le revenu disponible est réduit.

Il n'y a pas un retraité, mais des retraités. Leurs problématiques sont très différentes que l'on soit au minimum garanti ou que l'on bénéficie d'une pension importante et ce, malgré un nombre de mesures visant les basses retraites (suppression de la première tranche, augmentation des minimas). Nos réponses devront être différenciées si l'on ne veut pas voir les écarts se creuser.

Fidèles à nos valeurs, il nous faudra en tenir compte.

Quelle stratégie privilégier ?

Avant de définir une stratégie, il paraît essentiel de classer les revendications que nous devrons organiser par priorité et qui nous octroiront clarté, cohérence et crédibilité. Cela ne signifie pas se satisfaire a minima mais simplement de travailler étape par étape. Employer des mots justes et éviter les amalgames ne correspondant pas à la réalité nous y aideront.

Deux exemples

  • Revaloriser les pensions de 0,1 % est certes insuffisant, notamment pour les petites pensions, mais c'est la stricte application de la loi. On ne peut donc pas parler du gel des pensions.
  • Dire seulement que des milliers de retraités sont touchés par le nouveau calcul de la CSG (400 000) sans dire que d'autres verront leur CSG diminuer (700 000) participe à la désinformation.
Pour être crédibles, nous devons être clairs.

Concrètement, puisque que calculer les revalorisations uniquement sur l'indice des prix à la consommation ne nous satisfait pas et comme nous pensons qu'il faut les relier à l’évolution des salaires, nous devrons travailler la question en priorité et avancer des propositions concrètes.

Pour faire aboutir cette revendication comme d'autres, il est essentiel qu'il y ait un lieu institutionnalisé à tous les niveaux où toutes les questions concernant les retraités pourront être abordées, notamment la revalorisation des pensions. Selon nous, cela ne pourra se faire que si cela se passe dans le cadre d'un dialogue social revitalisé, au sein duquel toutes les unions, confédérations syndicales et associations représentatives des retraités auront leur place.

Pour y parvenir, ne tombons pas nous-mêmes dans le piège de la division...
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