Participatif
ACCÈS PUBLIC
06 / 11 / 2026 | 16 vues
Rémi Aufrere-Privel / Membre
Articles : 142
Inscrit(e) le 30 / 05 / 2008

L'ANSES en danger...

L'ANSES en danger...

 

Une récente pétition de l'association POLLINIS met en lumière (une nouvelle fois) les dangers sur l'existence de l'ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) qui assure des missions de veille, d’expertise, de recherche et de référence sur un large champ couvrant la santé humaine, la santé et le bien-être animal ainsi que la santé végétale.


Cette association citoyenne dénonce avec justesse les lobbys qui mènent "une guerre d’usure sans précédent contre l’expertise scientifique qui évalue les pesticides, pour la soumettre aux seuls intérêts de l’agrochimie". Or il s'agit là d'éléments factuels. Les différents lobbys qui fabriquent des services et produits n'entendent pas connaitre de nouvelles limitations sur l'usage de méthodes et de matières dangereuses pour la santé publique.


Pour ma part, en tant que responsable syndical dans le monde des transports, j'ai participé à une saisine de l'ANSES il y a une décennie.


Cela concerne la pollution de l'air des souterrains des lieux du métro et RER de la région parisienne.

 

Il y a donc déjà longtemps que des syndicalistes des transports interviennent sur un sujet très grave de santé publique.
 

En effet, il ne vaut mieux pas communiquer sur la réalité des chiffres sur les prélèvements effectués dans les lieux clos souterrains des transports publics urbains de la région francilienne plus particulièrement sur les émissions de particules fines.


Selon IDFM et les deux grands opérateurs publics (SNCF et RATP), des progrès ont été réalisés en quelques années.


Mais c'est aussi grâce à la saisine et aux rencontres avec l'ANSES qu'il a été possible de placer ce dossier sur le dessus de la pile des urgences.


Dans le contexte politique très pénible actuellement qui consiste pour la droite réactionnaire et l'extrême-droite de proclamer la disparition de certaines agences et organismes ou commissions publiques pour cause de déficit public de l'Etat, avec le slogan du "bon gestionnaire" des deniers publics, certaines décisions se révèlent extrêmement dangereuse pour la santé publique.


Cette tension politicienne pèse sur la protection de la santé des salariés du secteur ferroviaire et des transports publics urbains mais aussi plus largement de tous les citoyens et voyageurs usagers des transports collectifs.


Tout retard, tout décalage dans l'application de mesures réglementaires limitant l'usage de méthodes et de matières dangereuses (comme certains produits phytosanitaires) porte le risque probable de maladies graves telles que des cancers. Les rapports scientifiques sont tous concordants en la matière.


Le Groupe SNCF a pris une décision juste en déclarant l'interdiction du glyphosate. L’acide pélargonique (présenté comme un produit de bio contrôle) et des herbicides de synthèse de la famille des sulfonylurées, notamment le flazasulfuron sont utilisés car il n'existe pas encore de produits à l'équilibre efficacité-risques. C'est un pas important même s'il devra connaitre de nouveaux développements pour une plus grande réduction des risques et dans les meilleurs délais une suppression des dangers pour les cheminots, les voyageurs et les populations.


Il existe peut-être des Commissions et structures publiques ou parapubliques qui peuvent connaitre aujourd'hui une forme d'obsolescence et/ou d'additions inutiles pour procéder à leur suppression ou le regroupement au sein d'autres établissements et structures publiques ou parapubliques existantes.
 

Mais le principe de précaution doit s'imposer particulièrement sur deux points essentiels:
 

  • Les missions de ces structures (comme celles de l'ANSES par exemple) doivent être assurées et même consolidées budgétairement et politiquement. Rien n'est plus important que la santé publique.
  • La disparition de ces structures publiques ne doit pas provoquer la "privatisation" des missions anciennes au profit de cabinets et sociétés privées (risque de partialité et de contrôle beaucoup plus difficile) et de corruption inhérente à toute extériorisation de missions publiques.


La campagne présidentielle 2027 semble autoriser dans le débat public toutes les outrances, toutes les bêtises et toutes les invectives.


Soyons nombreux à penser, concevoir et soutenir tout ce qui concourt à défendre et préserver la santé publique dans toutes ses dimensions. Le propos semble candide. Il est porteur de sens et s'oppose à la démagogie des forces politiques extrêmes qui tout en jouant sur les colères et les émotions veulent le pouvoir pour elles-mêmes.


"Encore un effort pour être pleinement républicain" (M. De Sade) demeure d'une brulante actualité.

Rémi AUFRERE-PRIVEL

Administrateur SNCF Voyageurs

Ancien président du Comité des Partenaires de la Mobilité IDF Mobilités

(participant à ce titre au Conseil d'Administration IDFM jusqu'a fin 2025)

humour pour un sujet très...grave...

NB : ce texte n’a pas fait l’objet d’une écriture par l’IA… les fautes sont donc pleinement … humaines…

 

 

 

Pas encore de commentaires