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18 / 11 / 2022 | 93 vues
Laurent Rescanieres / Abonné
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Fermeture de la brasserie Heineken de Schiltigheim: un non-sens écologique et social

Le 14 novembre 2022, la Direction d’Heineken a annoncé la fermeture du site de production de Schiltigheim au 1er janvier 2026, la brasserie de l’espérance. 197 emplois sont menacés sur le site auxquels s’ajoutent 23 emplois au niveau de la direction générale technique. La première réunion de négociation du PSE se tiendra le 15 décembre.

 

Pour la FGTA et son syndicat FO Heineken, cette décision est un non-sens écologique et social.

 

Sur le site, 1,5 million d’hectolitres sont produits chaque année, soit l’équivalent de 600 millions de canettes de 25 cl, quasiment intégralement destinées à une consommation locale dans l’Est de la France. Délocaliser cette production à Marseille et Mons-en-Barœul reviendrait à mettre des milliers de camions sur les routes pour distribuer les produits Heineken.

 

Cela fait pourtant des années que cette stratégie à 3 sites de production nous est présentée comme étant la bonne sur le plan logistique et écologique.

 

Par ailleurs, Heineken est toujours détenue majoritairement par la famille Heineken, et la société se vante d’être une famille, à l’abri des marchés financiers. La brasserie de Schiltigheim, première brasserie où la bière Heineken a été brassée, a reçu par 2 fois le prix de la meilleure bière Heineken au monde. Fermer l’usine, c’est renier ces valeurs et cette histoire.

 

Enfin, pour justifier cette fermeture, la Direction évoque un mauvais ratio énergétique du site. Avec des milliards de bénéfices réalisés dans le monde dont plusieurs millions en France en 2022, Heineken a largement les moyens d’investir pour moderniser la brasserie.
 

Depuis l’annonce de la fermeture de la brasserie, un arrêt de travail de 24h est enclenché. La production est à l’arrêt.Notre organisation syndicale  ne lâchera rien pour défendre les emplois et soutiennent le mouvement de colère des salariés qui vont tout perdre.

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