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01 / 03 / 2022 | 111 vues
Dominique Delpouy / Abonné
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Risques psychosociaux à la Banque de France : l'accord doit être renégocié

L’observatoire paritaire sur la prévention des risques (OPPR) s’est réuni le 11 février, suite à la publication de l’enquête sur les risques psycho-sociaux (RPS). Une nouvelle fois, il ressort que les résultats de la dernière enquête menée pour l'année 2021 ne sont toujours pas bons et restent préoccupants.


Face à ce constat, il serait de bon ton que la « communication patronale » soit moins enjolivée et plus en adéquation avec les difficultés rencontrées par les agents, notamment lors du lancement des nouveaux projets qui mettent nos collègues dans des situations difficiles voire stressantes.


Ainsi, 59 % des agents estiment que les récents changements de la banque et de leur travail touchent ou ont touché leur santé négativement.


Situation de stress 
 

De ce fait, 39 % se considèrent en situation de stress élevé (+2 %), dont 10% en situation d'hyper stress (+1 %). En situation de stress, 65 % acceptent la situation « parce qu’ils estiment qu’il n’y a rien d’autre à faire ».


Pour 76 %, le sommeil est modifié alors que 42 % modifient leur alimentation, 20 % consomment davantage de tabac ou d’alcool et 18 % déclarent prendre des médicaments (de type somnifères/tranquillisants/analgésiques ou autres). Par ailleurs, 25 % ont consulté un médecin généraliste ou du travail ou un spécialiste.


À noter également la manière de réagir face à ce stress :

  • 43 % déclarent modifier leur façon d’exercer leur activité (temps partiel, télétravail...),
  • 40 % déclarent prendre des congés,
  • 28 % « lèvent le pied »,
  • enfin, 28 % cherchent un travail ailleurs (à l’extérieur ou dans un autre service).

 

Sur le ressenti de l'environnement de travail, les facteurs de risque considérés comme majeurs ou forts sont en nette évolution depuis 2013.

RPS

C'est dire si des pistes d’amélioration existent et devront être explorées… Il paraît évident que l’accord sur les RPS doit être révisé et que la charte sur le droit à la déconnexion doit être mieux appliquée voire revue. Rappelons que notre syndicat n’avait pas signé cet accord sur les RPS car celui-ci ne prévoyait pas de mettre les effectifs en adéquation avec la charge de travail.


Il s’avère que nous avions raison car, enquête après enquête, il ressort que les effectifs doivent être mieux ajustés pour réduire l’importante charge mentale qui s’accroît, quels que soient les domaines d’activités de la banque.


Il importe plus que jamais que les responsables de la banque cessent de régulièrement minimiser les conclusions d'études pourtant bien éclairantes sur la situation dans les services et répondent très concrètement aux revendications qui s'expriment par des actions correctives pour enfin desserrer l’étau de la charge de travail. Il y a urgence et le temps n’est plus aux constats mais à l’action.

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