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16 / 06 / 2026 | 3 vues
Eric Peres / Abonné
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Les cadres prêts à des concessions pour reprendre un emploi

L’UNEDIC a publié une étude consacrée aux concessions que les demandeurs d’emploi sont prêts à envisager pour reprendre une activité. Contrairement à une idée largement répandue, les résultats montrent une forte disposition à accepter des compromis sur le contrat, le temps de travail, les trajets ou la rémunération. Les cadres figurent parmi les catégories les plus enclines à revoir certaines de leurs attentes.

 

Des compromis largement envisagés

 

Les demandeurs d’emploi se déclarent majoritairement prêts à adapter leurs conditions de travail. Ainsi, 88 % accepteraient au moins une concession sur le temps de travail ou son organisation. Un emploi à temps partiel pourrait être accepté par 68 % des personnes interrogées, tandis que 59 % se disent prêtes à travailler selon un rythme irrégulier. 

 

La flexibilité concerne également le contenu de l’emploi. Un contrat à durée limitée est envisagé par 82 % des répondants. Par ailleurs, 66 % accepteraient d’exercer un métier différent de celui recherché initialement et 58 % pourraient occuper un poste inférieur à leur niveau de qualification. 

 

Les cadres davantage disposés à revoir leur salaire

 

La rémunération demeure un sujet plus sensible. Néanmoins, 48 % des demandeurs d’emploi déclarent être prêts à revoir leurs prétentions salariales à la baisse. Cette proportion atteint 59 % chez les cadres, contre 36 % chez les ouvriers. 

 

Lorsque cette concession est envisagée, son ampleur peut être significative. Les demandeurs d’emploi concernés accepteraient en moyenne une baisse de 520 € par mois. Chez les cadres, cette réduction potentielle atteint 679 €, contre 428 € pour les ouvriers.

 

Mobilité : des limites mais aussi des ouvertures

 

Les temps de trajet constituent un autre levier d’ajustement. Parmi les demandeurs d’emploi, 64 % se disent prêts à allonger leurs déplacements pour reprendre un poste. En moyenne, ils accepteraient 23 minutes supplémentaires par trajet. 

 

Le déménagement apparaît en revanche plus difficile à envisager. Une majorité de répondants (59 %) exclut de changer de région pour retrouver un emploi. Les cadres font toutefois partie des profils les plus disposés à envisager cette mobilité géographique, aux côtés des moins de 30 ans et des habitants de l’agglomération parisienne.

 

 

L’étude  : urlr.me/DDT7H4 

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