Organisations
Le nouveau Bureau de l’IRES mobilisé pour soutenir la recherche au service des organisations syndicales et la démocratie sociale
Le 18 juin 2026 s’est tenue l’Assemblée générale de l’Ires, au cours de laquelle le Bureau a été désigné pour deux ans avec de nouveaux membres et un nouveau Président, Bernard Laurent, issu de la CFTC.
L’Assemblée générale s’est également prononcée sur le plan de transformation de l’IRES permettant de renforcer le lien entre la recherche et le monde syndical et sur la valorisation des études de l’Agence d’objectifs de l’Ires, qui soutient l’effort de recherche des organisations syndicales.
Avant l’Assemblée générale, une table-ronde sur recherche et démocratie a permis de revenir sur la place et le rôle de la recherche notamment en sciences sociales, pour éclairer les enjeux du débat démocratique et permettre aux acteurs sociaux de jouer pleinement leur rôle.
Pour le Président, en conclusion :
« L'ambition initiale de l’Ires trouve une vigoureuse actualité : nourrir le pluralisme des débats économiques et sociaux pour soutenir la qualité de la délibération et la possibilité de négociations utiles dans les entreprises, les branches, ou avec les pouvoirs publics.
Matignon, le Haut-commissariat à la stratégie et au plan, l’Insee, la Dares, la Drees, les six confédérations syndicales, les personnalités scientifiques : toutes les parties prenantes de l’Ires ont été unanimes pour défendre et renforcer la mission initiale de l’Ires, favoriser l’analyse économique et sociale au service des organisations syndicales, gage d’une démocratie forte.
Sous la présidence mobilisatrice d’Anne-Florence Quintin, nous avons mené d’importants chantiers de rénovation du fonctionnement de l’Institut que nous continuerons à déployer sous ma présidence aux côtés du directeur général, Frédéric Lerais.
L’Ires est un outil pour la démocratie sociale et le paritarisme.
Sa situation est grandement fragilisée. A la suite d’une baisse de subvention, les comptes sont cette année très déficitaires au point que les réserves sont devenues négatives, affectant de fait les capacités d’analyses de l’Ires.
Un travail a été mené par les organisations syndicales pour pérenniser l'institut. Nous attendons du Premier ministre des ressources à la hauteur des enjeux et des besoins du monde du travail en pleine transformation.
Les ressources de l’Ires sont dépendantes de la vision de la démocratie sociale du Premier ministre. »
A noter que début juin, un collectif de chercheurs a publié dans Le Monde, une tribune dans laquelle ils estiment qu' "il est urgent que l'État réinvestisse dans la connaissance au service du monde du travail".