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01 / 10 / 2021 | 59 vues
Edwin Liard / Membre
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Ariane Group : 600 emplois dans l'atmosphère en 2022

Notre organisation syndicale a vivement réagi à l'annonce d'Ariane Group quant à la suppression de 600 emplois dans la co-entreprise d'ici l'an prochain. Avec désaccord et regrets, notre fédération a pris connaissance du projet de suppression de 600 postes en 2022 par Ariane Group « afin d'améliorer la compétitivité de l'entreprise », notamment confrontée aux surcoûts engendrés par le retard de la fusée Ariane 6 et surtout à la compétitivité de la principale fusée concurrente, Falcon 9 (Space X).

 

Face aux affirmations de la direction, notre organisation entend maintenir la plus grande vigilance lors du prochain CSEC, qui se déroulera le 8 octobre. La direction générale devrait y donner plus de détails et répondre aux nombreuses questions sur la justification du nombre d’emplois à supprimer, la gestion des compétences, la préservation des métiers sous tension et le transfert du savoir-faire.

 

Ainsi, cette opération, qui s’inscrit dans un projet plus vaste de compression des effectifs à hauteur de 2 500 postes jusqu’en 2025 sur les 7 500 existants, est censée être menée « dans le cadre de départs volontaires accompagnés, sans licenciements secs, et concernera autant la France que l’Allemagne ».

 

Alors que les salariés sont, une fois de plus, sommés de payer la note de la chasse aux coûts engagée par l’entreprise pour gagner en compétitivité face à Space X, notre organisation syndicale s’assurera qu’ils ne soient pas purement et simplement sacrifiés.

 

Cette vigilance de notre organisation est d’autant plus justifiée que la production du moteur réallumable de l’étage supérieur Vinci qui équipera Ariane 6 va être transférée de l’usine française de Vernon (Eure) au site allemand d’Ottobrunn (Bavière), avec des conséquences sur l’emploi dans ce site et la crainte que le partenaire allemand ne réclame prochainement le futur moteur Prometheus, ce qui mettrait l’usine de Vernon en grande difficulté.

 

Ariane Group et l’État français doivent réciproquement s'engager pour pérenniser l’avenir du site et protéger l’excellence technologique française dans le domaine des lanceurs spatiaux.

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