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16 / 01 / 2018 | 1 vue
Hervé Quillet / Membre
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Chimie : droit d'opposition à l'accord sur les salaires minima de la branche

Alors qu’un accord sur les salaires minima de la branche chimie a été signé le 21 décembre dernier entre la chambre patronale et la CFDT, trois syndicats (FO, CGT et CFE-CGC) contestent cet accord de régression sociale.

La revalorisation décidée par cet accord aboutirait en effet à ce que le salaire minimum conventionnel soit inférieur au SMIC. Les trois syndicats FO, CFE-CGC et FNIC-CGT, majoritaires dans la branche chimie (à eux trois 66,81 % des voix aux dernières élections professionnelles) ont fait valoir leur droit d’opposition le 5 janvier.

Dans un communiqué commun ils estiment que trois raisons majeures conduisent à rejeter cet accord.
  • Pour la première fois depuis au moins 2006, la grille salariale met le coefficient 130 en dessous du SMIC dès son entrée en application au 1er janvier 2018, alors que chacun des négociateurs connaissait, depuis le 15 décembre 2017, le montant de la revalorisation du SMIC annoncée par le gouvernement. Dans ces conditions, signer un accord d’augmentation du point de référence au calcul des salaires minima à un niveau inférieur à celui du SMIC revalorisé est clairement révélateur d’une volonté d’abaisser les salaires de la branche.
  • Un accord qui exclut le personnel des entreprises de moins de 50 salariés de la disposition relative au droit à absence payée pour une hospitalisation d’un enfant de moins de 16 ans est discriminatoire. Serait-il plus facile à un salarié de ces entreprises de s’organiser en cas d’hospitalisation d’un enfant, qu’un salarié d’une PME ou d’un grand groupe ? C'est ridicule !
  • Lors des deux réunions de négociation, les représentants patronaux, avec la caution de la CFDT restée seule pour mener ses tractations, ont refusé d’envisager l’intégration dans le salaire minimum hiérarchique des primes d’ancienneté et de conditions de travail (prime de nuit, dimanche, férié etc.). Personne n’est dupe de cette stratégie qui permettra aux directions de jouer à la baisse le niveau des salaires par la réduction, voire la suppression de ces primes. Il en va de même sur la fin de non-recevoir opposée à notre demande de maintien du salaire en cas de maladie.
Les trois syndicats n'entendent pas cautionner la mise en place d'une régression sociale tant sur la forme que sur le fond !

La CFE-CGC, FO et la FNIC-CGT de la chimie préparent déjà les suites à leur action.
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