Ordonnances Macron : une disparition autoritaire du CHSCT, un danger pour la santé au travail
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La santé au travail, tant physique que désormais psychique, c'est d'abord s'assurer que la qualité du travail est garantie. C'est la responsabilité de l'employeur.
Les statistiques de l'assurance maladie (de sa branche des risques professionnels en particulier) et les comptes de résultat de certains contrats de prévoyance illustrent à quel point, au delà des discours et des "études", le retour sur investissement de la prévention ne s'impose pas comme une évidence dans les pratiques des entreprises.
Mes positions sur la suppression du CHSCT ont été exprimées dans cet article. Elles ont été critiquées par un lecteur. Nous avons échangé. Je le remercie d’accepter la publication de cet échange, même s’il est sous le couvert de l’anonymat.
Le gouvernement a édité les ordonnances réformant le code du travail, avec un objectif de « renforcer le dialogue social ». Pour cela, il regroupe CE + DP + CHSCT au sein d’un comité social et économique (CSE).
Les situations de mal-être au travail sont souvent causées par un manque de communication. L’utilisation des outils de collecte d’idées comme le « brainstorming » favorise des moments d’échange où chaque collaborateur peut s’exprimer et être à l’écoute de ses collègues, tout en créant un climat de confiance.
Agents chimiques, travail de nuit et rayons ionisants : 2,6 millions de salariés français sont exposés à des nuisances cancérogènes. C'est inquiétant !
Lors des 30 ans des CHSCT en 2012, l’état des lieux global et les analyses ont montré qu’il restait encore beaucoup à faire. Le constat est aujourd’hui assez unanime et peut sembler paradoxal :
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