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24 / 04 / 2019 | 90 vues
Françoise Lefevre / Membre
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Inscrit(e) le 22 / 01 / 2019

Main basse sur le régime de retraite des fonctionnaires territoriaux et hospitaliers

À force d’agiter le chiffon rouge et en incitant fortement les employeurs des fonctions publiques territoriale et hospitalière à ce qu’elles réalisent des économies en termes d’effectifs de personnel, les dégâts sont désormais dévoilés :
 

  • diminution sensible des effectifs en personnel hospitalier;
  • amorce de même nature chez le personnel territorial;
  • très forte augmentation du nombre de retraités éligibles à la CNRACL.

 

Trésorerie de la CNRACL en 2019
 

Le graphique relatant la situation financière prévisionnelle « au mois le mois » pour 2019 fait apparaître un manque de trésorerie, laquelle atteindra fin 2019 plus d'un milliard d’euros, sur les 9 derniers mois de l'année.


Dans sa « grande mansuétude » le représentant de l’État (qui siège à notre conseil d’administration) a autorisé le service gestionnaire (la caisse des dépôts) à emprunter auprès de l’Agence centrale de compensation des organismes de sécurité sociale (ACCOSS).


Ainsi notre « régime spécial » qui (sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing) a été ponctionné en équivalent euros d’environ 75 milliards depuis 1974 (à noter que si ce fonds de trésorerie avait été judicieusement placé, nous approcherions, intérêts compris, les 100 milliards d’euros de réserve). De quoi tenir pendant cinquante ans !


Dorénavant, la CNRACL, déjà soumise à une convention d’objectifs et de gestion (COG) depuis 15 ans, est pratiquement sous tutelle.


La où ça fait mal : malgré la situation difficile de notre caisse de retraite (en trésorerie), celle-ci sera malgré tout ponctionnée d'un milliard 300 millions d’euros en 2019.
 

Lorsque les Français « dits actifs » sont consultés à propos d’une refonte des régimes de retraite (par points), il n’est pas scandaleux de savoir que, depuis 45 ans désormais, notre régime de retraite a permis à de nombreux retraités appartenant à d’autres régimes (semi-publics ou privés) d’être en mesure de payer la retraite à leurs ressortissants.
 

En termes de reconnaissance et de justice sociale, d'autres solutions existent sans doute (la jalousie n’a jamais été un principe économique ni de solidarité).
 

Pour nous résumer, notre régime de retraite est, hélas, désormais entièrement sous tutelle. Pour sa part, le contribuable va devenir la variable d’ajustement, (au bon vouloir de l’État) du bulletin de pension. À méditer...

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