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19 / 10 / 2026 | 7 vues
Jean Paul Prady / Abonné
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Gouverner en fonction de l'actualité ne peut apporter la lisibilité, l'espérance et l'adhésion nécessaire aux politiques publiques.

Nous entrons dans une zone de turbulence politique particulièrement inquiétante. Un budget 2027, se percutant avec une campagne présidentielle déjà commencée, dont l'adoption improbable nous entraine  vers une loi spéciale avec la reconduction du budget 2026. 

 

Le chiffon rouge de la dette publique et du surendettement est agité, parfois par ceux la même qui ont contribué à leurs progressions.


Une commission d'experts indépendants (composée d'ultralibéraux) préconise une cure d'austérité , elle propose une économie sur les dépenses de 125 milliards d'euros d'ici 2032, soit 25 milliards par an !


Mais où va t'on couper ?


-A la Justice ? Laffaire Mariana a mis en évidence la pénurie budgétaire et humaine de notre service de la Justice.
-Dans les hopitaux?en fermant les lits encore existants, en enfonçant encore davantage des services d'urgence déjà asphyxiés ( on peux y passer plusieurs jours dans un couloir sur un simple brancard!)
-Dans l'aide au monde agricole ? En sacrifiant une agriculture responsable et adaptée aux boulversements climatiques.
-Dans l'éducation ? Avec des enseignants les moins rémunérés d'Europe et un niveau général en baisse constante.
-Dans les cunséquences du  réchauffement climatique ? En préconisant des mesures ponctuelles plutôt qu' un plan d'aménagement face à une situation qui va continuer de se dégrader ?
-Dans tous les services publics déjà « à l'os » ?
-Dans la Police ? Alors que l'on demande partout plus de sécurité ?
-L'armée et la défense eux ne sont pas concernées.


 Il ne reste plus grand chose! Sinon comme d'habitude les retraités et les malades.

 

Il ne s'agit pas de nier la dette publique. Mais c'est moins celle ci que la dépense publique qui est visée.

 

L'endettement n'est pas lié aux dépenses sociales mais à l'insufisance de recettes. Des impôts et des taxes ont été supprimés (redevance télé, taxe d'habitation , impôts sur la fortune) d'autres réduits (impots de production) et les niches fiscales se sont empilées.


L'aide aux entreprises sans contrôle ni contre partie se monte à 211 milliards d'euros par an.
Ce n'est pas l'augmentation de la TVA, impôt particuliérement inégalitaire, qui va remédier à la situation.
L'UFR dénonce les plans d'austérité programmés frappant toujours les plus fragiles et épargnant les plus puissants.


Bien loin d'un ruissellement promis et jamais réalisé nous assistons à une remise en cause méthodique  (que certains souhaitent définitive) des acquis sociaux de 1945.


Nous sommes devant un choix politique et un choix de société, contre les politiques  d'austérité nous réclamons la justice sociale et la justice fiscale.

 

Chaque événement engendre des mesures d'urgence. Gouverner en fonction de l'actualité ne peut apporter la lisibilité, l'espérance et l'adhésion nécessaire aux politiques publiques.
   

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