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19 / 02 / 2026 | 3 vues
Mireille Herriberry / Membre
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Violence et harcèlement au travail: Les partenaires sociaux européens du secteur bancaire signent une déclaration commune pour renforcer la prévention

UNI Europa Finance et les organisations patronales européennes EBF, ESBG et EACB ont signé une déclaration commune sur la prévention de la violence et du harcèlement sur le lieu de travail.

 

Le texte, signé à Bruxelles mi-janvier dernier, pose un principe clair : violence et harcèlement n’ont pas leur place dans nos établissements et doivent être prévenus, détectés et traités par des dispositifs efficaces, protecteurs et accessibles à toutes et tous.

 

Un cadre européen, opérationnel, à décliner partout

 

Notre organisation syndicale  salue cette signature, qui constitue désormais un cadre de référence commun au niveau européen et, surtout, une base directement mobilisable en négociation d’entreprise et de branche.


Nous avons œuvré, au sein d’UNI Europa Finance (en lien avec UNI Femmes) et dans le dialogue social européen, pour que le texte aboutisse et intègre des engagements concrets, applicables sur le terrain. Un point d’appui majeur : les violences intrafamiliales

 

La déclaration a une portée particulière en reconnaissant  l’impact des violences intrafamiliales sur le travail. Elle légitime la mise en place de dispositifs d’orientation vers des services spécialisés, de soutien dans l’entreprise et de mesures renforçant la sécurité des victimes, y compris par l’adaptation des modalités de travail lorsque cela s’impose.

 

C’est un levier important pour obtenir des mesures concrètes dans les établissements et les branches.

 

Des enjeux actuels pleinement intégrés : télétravail, numérique, tiers

 

Le texte couvre également des réalités devenues centrales : le travail à distance et les risques de harcèlement facilités par les technologies (cyberharcèlement, cyberintimidation), ainsi que la violence et le harcèlement de tiers (clients ou usagers), susceptibles d’affecter fortement le travail, la santé et la performance.

Passer du texte aux actes, maintenant !

Cette déclaration (*)  n’a de valeur que si elle se traduit rapidement en engagements écrits, opposables et évaluables. Notre organisation syndicale  appelle donc les banques et les organisations professionnelles à engager sans délai la mise en œuvre, et porte des demandes claires :

• prévention structurée adossée à l’évaluation des risques et à un plan d’action suivi ;

• formations effectives et régulières sur temps de travail, avec un module management ;

• procédures de signalement et d’enquête réellement protectrices ;

• accompagnement/soutien accessible à toutes les personnes concernées ;

• protocole dédié aux violences intrafamiliales (orientation, sécurité, aménagements, confidentialité)

 

Notre organisation syndicale  demande l’inscription du sujet à l’agenda des négociations et des instances compétentes (santé-sécurité, QVCT, égalité professionnelle, branches), afin de décliner la déclaration en accords et mesures adaptées aux réalités du travail bancaire.

 

(*) La déclaration rappelle notamment :

•la responsabilité première de l’employeur en matière de santé et sécurité au travail, et l’importance du dialogue social et de la négociation collective ;

•la nécessité d’une évaluation des risques et d’actions de prévention adaptées, incluant une approche sensible au genre ;

•des formations pour l’ensemble des salariés, avec un focus sur l’encadrement (repérage, conduite à tenir, orientation) ;

•des procédures de signalement, d’enquête et de résolution claires et réellement protectrices (confidentialité, impartialité, délais, absence de représailles) ;

•un accompagnement effectif des victimes (accès aux ressources médicales, psychologiques, sociales, juridiques) et des aménagements de travail lorsque nécessair

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