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24 / 03 / 2026 | 14 vues
Michel Berry / Abonné
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Manager dans le brouillard

Les conséquences de l’incertitude, de l’urgence ou de la profusion de normes qui imprègnent nos sociétés contemporaines pèsent tant sur les individus que sur les organisations. Face à ce brouillard, comment ne pas perdre de vue l’important, voire l’essentiel ? Et si la première mission du management était justement, même imparfaitement, de nous aider à conserver le cap ? Les quatre articles Élucidations managériales (*)  de ce mois illustrent, chacun à leur façon, cette quête parfois impossible.

 

En revisitant « L’invention du management par objectifs et auto-contrôle », Albert David rappelle les fondements et les principes souvent méconnus d’une méthode managériale qui vise à formaliser les objectifs pour mieux laisser aux acteurs une large autonomie, y compris dans l’évaluation de leurs résultats.

 

Lorsqu’au contraire les objectifs deviennent flous ou évoluent sans cesse, le corps social de l’entreprise est mis à rude épreuve. Pour beaucoup, il ne reste alors qu’à se désengager. Dans « Non merci, ou la sécession à voix basse », Nicolas Mariotte décrypte les mécanismes du délitement : une forme d’anti-modèle managérial, particulièrement éclairant.

 

Lorsque l’erreur se transforme en faute individuelle, voire en crime prémédité – comme dans la sombre affaire Péchier, cet anesthésiste accusé d’avoir empoisonné ses patients – il ne faudrait pas négliger la responsabilité collective des organisations. C’est ce à quoi nous invite Jean-Michel Saussois à travers une plongée dans un procès hors norme où le management, absent en apparence, était pourtant omniprésent.

Avec « Le management, éléphant dans le procès Péchier », il nous livre une analyse clinique taillée au scalpel.

 

Si les contraintes et les problèmes secondaires nous détournent trop souvent de l’essentiel, il arrive malgré tout que l’on doive mener de front les grands sujets comme les plus anodins. En poursuivant la thèse du récent ouvrage de Guillaume Appéré, Michel Berry présente « La fonction singulière et méconnue de secrétaire général », qui pourrait bien incarner cet acteur indispensable au bon fonctionnement des organisations confrontées à de multiples contraintes.

 

(*) https://elucidations.org/

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