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Hyundai : en Corée du Sud, une grève pour les salaires et contre les robots
Depuis l’obtention de primes et de hausses de salaire records par les salariés de Samsung Electronics du fait des gains liés à l’intelligence artificielle (IA), la Corée du Sud est en effervescence. L’effet boule de neige se confirme, avec de nombreuses revendications, bien au-delà du seul secteur électronique.
Chez le géant automobile Hyundai Motor, quinze séances de négociations infructueuses tenues depuis mai ont conduit le syndicat coréen des travailleurs de la métallurgie (KMWU) à déposer un préavis de grève de trois jours, du 13 au 15 juillet.
Pour un meilleur partage des bénéfices
À raison de deux heures de débrayage par « shift », soit quatre heures par vingt quatre heures, les pertes pour l’entreprise pourraient dépasser les 100 millions d’euros. Les salariés exigent un meilleur partage des richesses produites, notamment via une prime de performance dont l’enveloppe globale dédiée serait à hauteur de 30% du bénéfice net de l’entreprise l’année passée.
Ils demandent aussi la limitation du relèvement de l’âge légal de départ à la retraite à 65 ans.
Par ailleurs, une autre annonce a suscité inquiétude et colère chez les salariés de la firme : celle du déploiement prochain de 25000 robots « Atlas » sur les lignes de production.
Pour Branislav Rugani, secrétaire confédéral FO, « s’il s’avérait qu’un robot humanoïde puisse faire le travail d’un homme sur une chaîne en mouvement, cela poserait un vrai problème d’éthique ».