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23 / 06 / 2026 | 11 vues
FO France Travail / Membre
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France Travail: quel avenir pour une service public perfusé à l'algorithme ?

Quand l’intelligence artificielle remplace l’humain dès le deuxième rendez-vous, c’est la mission même de France Travail qui est dénaturée.

 

Le saviez-vous ? En agence, des collègues en viennent à imprimer des « prompts » ChatGPT aux usagers par manque de temps et de ressources. Ce n’est pas une anecdote isolée, c’est le symptôme d'un système à bout de souffle.

 

La réalité derrière les paillettes de l’IA

 

La direction se félicite du déploiement massif de la tech (ChatFT, MatchFT, Néo). Mais sur le terrain, la réalité est tout autre :

  • La perte de sens : Des travailleurs privés d'emploi qui s'interrogent légitimement sur l'utilité de se déplacer en agence pour obtenir une simple liste d'entreprises générée par un robot.
  • La charge de travail invisible : Avec l'inscription automatique des bénéficiaires du RSA depuis la loi plein-emploi, nos portefeuilles explosent (jusqu'à des centaines, voire un millier d'usagers par conseiller !).
  • Le piège de « l'automatisation par fatigue » : Submergés par la charge, le risque est grand de valider à la va-vite les propositions des algorithmes sans pouvoir apporter notre expertise humaine.
  • La responsabilité rejetée sur l'usager : France Travail pousse les outils numériques mais se dédouane de toute responsabilité en cas de problème avec les données personnelles de nos usagers.

 

Un robot ne remplacera jamais l'écoute, l'empathie et le diagnostic sur-mesure d'un conseiller.

 

Nos revendications pour un service public humain

 

Pour notre organisation syndical, l'IA doit rester un outil d'appui, pas un substitut au service public.

 

Nous exigeons :

  • Des moyens humains immédiats : Une baisse drastique de la taille des portefeuilles pour garantir un accompagnement digne et personnalisé.
  • Le droit au temps : Du temps pour analyser, pour conseiller, et pour ne pas subir « l’automatisation par fatigue ».
  • La protection des métiers : Le maintien de notre expertise face aux outils automatisés qui dégradent la qualité du service et l'image de notre institution.
  • La sécurité des usagers : Un service public qui protège les données des demandeurs d'emploi au lieu de les abandonner face aux géants du numérique américains.

Ne laissons pas les algorithmes dicter nos métiers. Reprenons le contrôle !

 

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