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26 / 06 / 2026 | 11 vues
Corinne Lefaucheux / Abonné
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CG Scop : 4ème Baromètre « L’entreprise de Demain »

4ème Baromètre « L’entreprise de Demain »*  53 % des salariés et 58 % des dirigeants font des compétences et de l’emploi un enjeu central pour préparer l'entreprise de demain

 

Dans un contexte de crise profonde du contrat salarial (pouvoir d'achat, tassement des grilles salariales, désengagement record des salariés français), la question de ce que l'entreprise doit à celles et ceux qui la font vivre n'a jamais été aussi centrale. C'est précisément ce que révèle la 4ème édition du baromètre « L'entreprise de demain », réalisée par OpinionWay pour la CG Scop. Salariés et dirigeants convergent vers une même exigence : une entreprise qui investit dans les compétences, préserve l'emploi et partage la valeur.

 

« Les résultats de ce baromètre montrent que les attentes des salariés et des dirigeants ne relèvent plus de l’idéal, mais d’une nécessité pour répondre aux transformations du monde du travail. Les Scop et les Scic apportent une réponse concrète à ces enjeux. En associant les salariés aux décisions, en partageant la valeur créée et en inscrivant leur développement dans le temps long, elles démontrent chaque jour qu’il est possible de conjuguer efficacité économique, engagement collectif et équilibre professionnel », déclare Cyril Zorman, président de la Confédération générale des Scop et des Scic.

 

Les compétences et l'emploi, nouveaux piliers de la performance

 

Pour les années à venir, salariés et dirigeants s'accordent sur une priorité : le développement des compétences et les perspectives d'évolution professionnelle. Plus d'un salarié sur deux (53 %) et près de six dirigeants sur dix (58 %) considèrent cet enjeu comme central pour préparer l'entreprise de demain.

 

Dans un contexte économique incertain, la préservation de l'emploi s'impose également comme une préoccupation croissante : elle est jugée prioritaire par 57 % des salariés (+8 points en un an) et 69 % des dirigeants (+5 points), traduisant une volonté commune de sécuriser les parcours professionnels.

 

Autre enseignement marquant : la compétitivité progresse fortement parmi les préoccupations des salariés. Citée par 38 % d'entre eux, elle gagne 10 points en un an, signe que la performance économique est perçue comme une condition indispensable à la pérennité de l'emploi.

 

Partage de la valeur et des décisions : des attentes toujours fortes

 

La rémunération demeure un marqueur fort des attentes des salariés. Elle reste une priorité pour 61 % d'entre eux, tandis que 55 % des dirigeants la considèrent également comme un enjeu majeur, malgré un recul de 5 points par rapport à l'an dernier.

 

Au-delà du salaire, les collaborateurs expriment une attente forte en matière de partage de la valeur. Plus d'un salarié sur deux (55 %) souhaite une meilleure répartition des bénéfices au sein de l'entreprise, signe d'une aspiration croissante à être davantage associé aux fruits de la performance collective.

 

L’implication dans l'entreprise demeure un enjeu principalement pour les dirigeants (60 %) et pour 1 salarié sur 2 (51 %).

 

Tandis que la participation des salariés aux grandes décisions de l'entreprise reste une attente forte (37 % des salariés et 21 % des dirigeants), elle apparaît en léger recul par rapport à l'an dernier (-2 points et -9 points respectivement).

 

Malgré ce constat, 39 % des salariés estiment ne pas être impliqués dans les décisions et 24% des dirigeants estiment que ce n’est pas le rôle des salariés de participer aux décisions.

 

« Ces résultats confirment que l’implication et la participation aux décisions restent au cœur des réflexions sur l'entreprise de demain et constituent des leviers majeurs de transformation. Ces aspirations sont au cœur du modèle porté par les Scop et les Scic », décrypte Fatima Bellaredj, déléguée générale de la CG Scop.

 

Bien-être au travail et transition écologique : des priorités qui évoluent

 

Au-delà des enjeux économiques, les attentes se concentrent de plus en plus sur la qualité de vie au travail. Le bien-être des salariés s'impose ainsi comme l'une des principales priorités pour les années à venir : 61 % des salariés (+4 points) et 60 % des dirigeants estiment qu'il devra être davantage pris en compte par les entreprises. Les sociétés coopératives se distinguent par la recherche de l’épanouissement des personnes à travers la formation, l’acquisition de nouvelles compétences ou la possibilité de s’impliquer dans différents projets collectifs.

 

Dans un contexte marqué par les incertitudes économiques et les préoccupations liées à l'emploi, d'autres sujets semblent toutefois perdre en importance relative. C'est notamment le cas de la transition écologique. La réduction de l'empreinte environnementale est désormais citée par
34 % des salariés (-10 points) et 31 % des dirigeants (-9 points), traduisant un recul significatif dans la hiérarchie des priorités.

 

 

*Étude OpinionWay pour la CG Scop réalisée auprès d'un échantillon de 1 075 salariés du secteur privé et de 501 dirigeants d'entreprises privées. Les interviews ont été réalisées du 6 au 20 février 2026 pour les salariés et du 6 au 27 février 2026 pour les dirigeants. Méthode des quotas.

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