« La décence commande d’éviter de tirer des conséquences trop hâtives d’un événement qui avait des causes personnelles réelles », affirmait la direction de Pôle Emploi Languedoc-Roussillon lors du comité central d’entreprise du 7 mars, quelques jours après le suicide d’un directeur de production, ex-directeur régional.
La Cour d’Appel de Paris (CA Paris, Pole 6, Chambre 2, RG 12/01408) vient de rendre un arrêt intéressant portant sur le fonctionnement du CHSCT et plus particulièrement sur l’application des dispositions de l’article L. 4614-10 du Code du travail, qui prévoit notamment que le CHSCT doit être réuni à la demande motivée de deux de ses membres.
La CGPME s’était déjà illustrée en Charente-Maritime en avril 2011 en adoptant une charte de promotion de la médiation. L’organisation patronale entendait ainsi marquer, en rappelant l’éthique qui la caractérise, une réelle volonté d’établir ou de rétablir des relations sociales et économiques durables fondées sur un dialogue social apaisé.
Paradoxe que de voir un CHSCT (celui de Pôle Emploi Languedoc-Roussillon) inscrire à l’ordre du jour une « demande d’enquête paritaire sur un décès » alors qu’il s’agit en réalité d’un suicide. Une imprécision qui témoigne bien du malaise suscité par le suicide en mars dernier d’un directeur de production, ex-directeur régional adjoint.
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