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21 / 07 / 2026 | 8 vues
Jacky Lesueur / Abonné
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Selon l'observatoire des métiers de la banque: des effectifs globalement stables avec un renforcement des recrutements dans les métiers du digital 

Les effectifs sont stables et la dynamique des métiers de la tech poursuit sa progression. Le nombre de départs recule (-11 % en 2025 vs -6 % en 2024). Le nombre d’alternants s’élève à 18 100 à fin 2025 (-8,6 % vs 2024).

 

C'est un des éléments mis en avant par la FBF (*) dans un récent communiqué suite à la publication des résultats de l'Observatoire des métiers de la Banque de l'AFB (*) 

 

Les principaux chiffres mis en avant: (**)

 

Les effectifs sont stables et la dynamique des métiers de la tech poursuit sa progression. Le nombre de départs recule (-11 % en 2025 vs -6 % en 2024). Le nombre d’alternants s’élève à 18 100 à fin 2025 (-8,6 % vs 2024).

 

Avec 368 800 salariés (CDI + CDD + alternants) dans les banques adhérant à la Fédération bancaire française (FBF), (dont 186 200 pour les banques AFB) , le secteur bancaire enregistre une baisse maîtrisée de ses effectifs de – 0,7 %, après avoir connu une hausse en 2023. Il représente ainsi près de 1,8 % de l’emploi salarié privé en France et confirme sa capacité à proposer des emplois pérennes, très qualifiés, mixtes et inclusifs.

 

En 2025, les banques françaises ont embauché 34 400 salariés, dont 16 300 pour les banques AFB


Parmi ces 16 300, 12 300 ont été recrutés en CDI, soit plus de 75 % des recrutements (contre 66 % en 2017 et une moyenne nationale de 15 %). Les CDD représentent 1 % des emplois dans le secteur.


Le turn-over connaît une nouvelle baisse (7,7 % vs 8,4 % en 2024), toujours nettement inférieur au niveau national (20%).


Les effectifs sont stables et la dynamique des métiers de la tech poursuit sa progression. Le nombre de départs recule (-11 % en 2025 vs -6 % en 2024). Le nombre d’alternants s’élève à 18 100 à fin 2025 (-8,6 % vs 2024).

 

Avec plus de 56 % de femmes, la banque promeut la parité : la part des femmes dans les recrutements CDI est de 48,3 %, dont 56,3 % sont embauchées au statut cadre. Comme en 2024, 50,5 % des cadres sont des femmes, en légère progression par rapport à 2023 et en hausse de 2,4 points depuis 2018. Elles représentent 59,3 % des promotions.

 

Par ailleurs, c’est un secteur où les emplois sont qualifiés (75 % de cadres, +20 points depuis 2012), et ouverts aux différents niveaux de diplômes. Les recrutements en CDI concernent des profils de tous niveaux de qualification : 58,4 % sont titulaires d’un diplôme Bac+4/5, 34,5 % d’un Bac+2/3 et 7 % d’un niveau inférieur à Bac+2.

 

Les métiers de la relation client représentent près de 53,3 % des recrutements en CDI

 

Les banques continuent de renforcer leurs recrutements dans les métiers du digital : les fonctions technologiques représentent désormais 15,9 % des recrutements, soit trois points de plus qu’en 2024.

 

Les recrutements de la conformité et des risques restent stables à 8,8 % tandis que ceux du back office (2,6 %) enregistrent une légère diminution (-1,3 point).

 

En 2025, le nombre d’alternants dans les banques françaises passe de 19 800 à 18 100. Cette évolution résulte du repli de la politique publique de soutien à l’apprentissage ainsi que d’une gestion responsable des effectifs, en cohérence avec l’évolution des besoins de recrutement : ainsi, le taux d’insertion des alternants se maintient au niveau très élevé de 84 %[1] (incluant les poursuites d’études en apprentissage).

 

Pour la seule branche AFB, on compte 10 000 alternants (vs 10 800 alternants en 2024) ainsi que 6700 jeunes accueillis en stage et 760 jeunes dans le cadre d’un Volontariat International à l’Etranger (VIE). De plus, près d’un recruté sur deux a moins de 30 ans, soulignant la volonté des banques d’offrir des parcours professionnels dynamiques et variés. Ainsi, le taux de promotion reste élevé à 7,9 %, en particulier chez les non-cadres à 13,4 %.

 

Des partenariats (APELS, Each One) contribuent à l’insertion professionnelle de jeunes issus de quartiers prioritaires ou de réfugiés qualifiés.

 

Les politiques seniors des banques, souvent dans le cadre d’accords collectifs dédiés, contribuent quant à elles au relèvement progressif de l’âge des départs qui se maintient en 2025 à 62,9 ans (+2 points depuis 2014). La part des recrutements des 50 ans et plus atteint 6,6 %, en progression de 2,2 points par rapport à 2018.

 

Pour Maya Atig, directrice générale de l’AFB et de la FBF : « En 2025, les banques ont soutenu des politiques de recrutement actives mettant toujours plus l’accent sur les métiers du numérique. Les chiffres montrent que les banques sont, partout sur le territoire, des acteurs d’intégration et de transformation. Elles maintiennent leurs investissements en faveur de la formation professionnelle, qui représente 32,4 heures de formation par an et par salarié, avec pour objectif d’accompagner tous leurs collaborateurs dans les défis technologiques. Les banques assurent ces transformations sans renoncer à leurs standards élevés : des emplois de haut niveau, assurant la parité, présents sur tout le territoire. Elles offrent de véritables parcours de carrière promotionnels et renouvellent leur volonté de recrutement des jeunes – 1 recruté sur 2 a moins de 30 ans – et des alternants, atténuant les effets du repli de la politique publique de l’apprentissage. »


[1] Enquête Opco Atlas 2025

 

(*) Précisions:

L'Association française des banques (AFB) représente les banques commerciales au niveau interprofessionnel et institutionnel. Elle est l’organisme professionnel des banques commerciales dans le domaine social (convention collective de la banque).


La Fédération bancaire française (FBF) est l’organisation professionnelle qui représente toutes les banques installées en France. Elle regroupe 317 entreprises bancaires adhérentes dont 116 banques étrangères.


Elle est la voix de la profession sur tous les grands enjeux, notamment réglementaires. Elle a pour mission de promouvoir l’activité bancaire et financière en France, en Europe et à l’international. Elle définit les positions et propositions de la profession vis-à-vis des pouvoirs publics et des autorités du domaine économique et financier.
Elle représente la profession bancaire auprès des médias, des cercles politiques et institutionnels, des consommateurs, des associations professionnelles, des enseignants ou encore des Think Tanks.


Près de 150  collaborateurs permanents travaillent à la FBF et à l’AFB en lien avec plus de 400 banquiers au sein de commissions et de comités. Ces instances se tiennent régulièrement pour élaborer des positions et engager des actions. Les décisions s’appuient sur les travaux préparatoires des experts de la FBF, des comités techniques ou des 80 groupes de travail ad hoc.

 

(**) L'étude complète: https://www.afb.fr/uploads/2026/07/Chiffres-cles-emploi-2026-donnees-2025-2.pdf

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