La CFDT de la Société Générale note que l'intéressement et la participation sont en baisse en 2013 malgré des bénéfices confortables enregistrés par la banque rouge et noire.
Voyage à Bangalore des syndicats de la Société Générale, sauf pour la CFDT
La Société Générale a organisé une visite au pas de charge (entre le 18 et le 21 février derniers) du site de Bangalore en Inde pour les organisations syndicales françaises. Sa filiale locale, Société Générale Global Solution Centre (SG GSC), y a été implantée en 2000 et compte aujourd'hui 4 000 salariés (contre 2 300 en 2012).
En 2013, l’enveloppe de l’intéressement et de la participation a représenté 69 millions d’euros tandis que celle des rémunérations variables individuelles a pesé 112,6 millions d’euros (hors bonus versés dans la banque d’investissement).
Au regard des 180 départs de son dernier PSE, la Société Générale est censée verser à l’État 2,5 SMIC par départ (soit environ 630 000 €) au titre de la revitalisation de l’emploi local. Seul un accord d’entreprise sur l’utilisation des fonds peut permettre de garder la main sur cette enveloppe de la revitalisation.
L’accord de télétravail type à la française n’a rien d’original. Il passe immanquablement par une contrepartie financière, habillée de diverses façons, qui illustre une négociation à l’ancienne. Un frein au développement de ce mode d’organisation alors que le risque juridique pèse de plus en plus sur le télétravail officieux, dit « gris ».
Cet accord vise à définir des actions concrêtes destinées à favoriser l'insertion durable des jeunes dans l'emploi par leur accès à un contrat à durée indéterminée, à favoriser l'embauche et le maintien dans l'emploi des salariés âgés, et à assurer la transmission des savoirs et des compétences.
Le guichet des départs volontaires des services centraux de la Société Générale est ouvert. Le premier bilan dressé par la commission de suivi qui s’est réunie le 20 août affiche pour le moment 350 candidatures sur 600 rendez-vous pris alors que le plan prévoit la suppression de 420 postes. Sur les 350 candidatures, 180 concernent des reclassements et 170 des départs.
Première organisation syndicale des services centraux de la Société Générale, la CGT tient à souligner « qu’il n’y a guère que Jean-Luc Mélenchon qui soit tombé dans le panneau d’une défense de Jérôme Kerviel, ayant choisi d’en faire une victime de la Société Générale et de la finance ».
La DRH prend la main sur le pilotage de la gestion des recrutements avec des managers des services centraux qui ne peuvent plus à leur guise piocher sur le marché des compétences. Priorité absolue à la mobilité interne à l’aube des premiers reclassements inhérents aux réorganisations. Rien ne change en revanche, pour le moment, au niveau du réseau de la banque de détails.