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29 / 04 / 2026 | 21 vues
Céline REMOND / Abonné
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"Regain" : un projet de réorganisation rejeté par l'ensemble des organisations syndicales

Nous avions évoqué dès le mois d'août dernier dans ces colonnes nos inquiétudes sur le projet de réorganisation "REGAIN" engagé par Orange.  L'objectif d'Orange France :  simplifier ses structures, rapprocher les décisions du terrain et harmoniser les pratiques dans un contexte de baisse d’activité et de mutations des métiers. Nous imaginions aisément ses impacts....nos inquiétudes se confirment à l'issue de nombreux mois de discussions....et nous ne validerons pas ce projet.

 

UNE NÉGOCIATION QUI N’EN EST PAS 

 

Notre fédération  a participé aux discussions sur Regain avec des propositions concrètes. Mais très vite, un point a bloqué toute possibilité de négociation réelle : l’absence totale de volet financier.


Dans les faits, les directions ont surtout présenté des dispositifs déjà définis depuis des mois : organisation, accompagnement, outils de pilotage. Quand tout est déjà écrit, il n’y a plus rien à négocier.

 

DES REVENDICATIONS CLAIRES, IGNORÉES

 

Notre organisation syndicale  a pourtant défendu des demandes simples et légitimes :
 

  • la mise en place d’une enveloppe dédiée pour les primes,
  • l'augmentation des promotions liées à Regain,
  • ainsi qu’une reconnaissance financière pour les salariés les plus impactés.

 

Ces propositions reposent sur un principe évident : les transformations doivent être reconnues, y compris financièrement. La direction a refusé d’ouvrir ce sujet.

 

Sans moyens, il n’y a pas de négociation.

 

DES IMPACTS BIEN RÉELS POUR LES SALARIÉS

 

Regain va se traduire concrètement par des évolutions de missions, des changements d’organisation ou de management, et des conditions de travail modifiées pour de nombreux salariés. Ces transformations exigent adaptation, engagement et parfois des efforts importants. Les efforts sont bien réels. La reconnaissance, elle, ne suit pas.

 

 Dans ces conditions, notre fédération  considère que les bases d’un accord équilibré ne sont pas réunies. Signer reviendrait à valider des décisions déjà prises, sans garanties supplémentaires et sans reconnaissance pour les salariés.

 

Pas d’accord sans garanties. Pas de transformation sans reconnaissance.

 

Notre fédération  refuse de cautionner ce projet. Refuser de signer, ce n’est pas se retirer. C’est refuser un accord au rabais.

 

NDLR: finalement aucune organisation syndicale ne sera signataire

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