La santé au travail, tant physique que désormais psychique, c'est d'abord s'assurer que la qualité du travail est garantie. C'est la responsabilité de l'employeur.
Les statistiques de l'assurance maladie (de sa branche des risques professionnels en particulier) et les comptes de résultat de certains contrats de prévoyance illustrent à quel point, au delà des discours et des "études", le retour sur investissement de la prévention ne s'impose pas comme une évidence dans les pratiques des entreprises.
La Mutuelle Générale de l'Éducation Nationale (MGEN) a signé début septembre un accord cadre avec l'INPES (Institut National de Prévention et d'Éducation pour la Santé).
Cet accord important vise à mettre en oeuvre des actions concertées dans le domaine de la promotion de la santé et de l'éducation à la santé.
« De façon surprenante, le « burn-out » c'est-à-dire l’épuisement professionnel, est assez fréquent dans notre profession. J’ai pu constater que l’isolement en est certainement l’un des paramètres les plus importants. Notre profession est physiquement et nerveusement épuisante.
Encore trop d’employeurs n’associent pas document unique et risques psycho-sociaux. C'est pourtant une obligation depuis 2002.
Si une situation avérée de risques psycho-sociaux survient, tel un suicide, et que ce document unique est incomplet, la responsabilité civile peut conduire les juges à prononcer la faute inexcusable et la condamnation à des dommages et intérêts.
« La mise en œuvre des dispositions législatives relatives à la pénibilité fait jouer un rôle important, de fait, aux services de santé au travail. Il importe donc que les missions de ces services de santé au travail soient clairement définies par la loi. Ce n’est pas le cas aujourd’hui puisque le Code du Travail reste centré sur les missions et l’action du médecin du travail.
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