La santé au travail, tant physique que désormais psychique, c'est d'abord s'assurer que la qualité du travail est garantie. C'est la responsabilité de l'employeur.
Les statistiques de l'assurance maladie (de sa branche des risques professionnels en particulier) et les comptes de résultat de certains contrats de prévoyance illustrent à quel point, au delà des discours et des "études", le retour sur investissement de la prévention ne s'impose pas comme une évidence dans les pratiques des entreprises.
65 % des accords de prévention des risques psychosociaux créent des comités ad hoc chargés de piloter, puis souvent de suivre les actions définies.
Par décision prud’hommale, vingt salariés d’Armatis Normandie vont se faire payer les 5 minutes de pause par heure travaillée, prévues par la convention collective, dont ils n’ont pas profité depuis leur embauche. Chaque salarié recevra entre 800 et 1 200 euros.
Il n’aura peut-être pas échappé aux lecteurs réguliers du Miroir Social, que tout est loin d’être rose pour le personnel de la compagnie aérienne low-cost Ryanair, en Belgique. En l’espace de quelques mois, il a été question de tests de dépistage abusifs, de grève et de campagne syndicale contre Ryanair.
La CFDT y va désormais de son baromètre sur les évolutions du travail alors que celui de la CFE-GCC est axé sur la mesure du stress.
Plusieurs cas d'accidents du travail, aussitôt suivis d'un « entretien » entre la victime, son supérieur hiérarchique et la responsable du service EHS (environnement, hygiène et sécurité), ont fait réagir les représentants du comité d'entreprise lors d'une récente réunion plénière où il s'agissait de mettre en place une étude sur les risques psychosociaux dans l'entreprise.
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