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Liquidation de Thomas Sabo France : la direction tente de se défausser sur le CSE
Alors que l’activité du bijoutier Thomas Sabo France s’est brutalement achevée par une liquidation judiciaire, prononcée le 24 septembre, notre fédération demande à ce que toute la lumière soit faite sur les circonstances exactes de cette déroute, que la direction tente d’imputer au CSE.
Pour les 47 salariés de l’entreprise, répartis sur 14 points de vente, dont deux boutiques en propre et des corners implantés au sein des grands magasins Printemps et Galeries Lafayette, la nouvelle est d’autant plus rude qu’ils ont de surcroît subi ce qu’il faut bien appeler un licenciement à l’américaine.
Certains ont en effet été informés de la situation par un simple email, quelques-uns par un coup de fil expéditif et d’autres n’ont même pas été tenus au courant. C’est ensuite dans des délais extrêmement courts que les équipes ont été sommées de quitter immédiatement leurs stands et points de vente, sans pouvoir préparer leur départ, prévenir leurs clients fidèles, ni informer convenablement les grands magasins partenaires auprès desquels elles représentaient la marque au quotidien.
Derrière l’extrême violence du procédé et le traumatisme psychologique qui en résulte pour les salariés, notre organisation syndicale dénonce aussi l’injustice qui est faite à ces derniers, qui ont continué à travailler avec énergie et professionnalisme au service de l’entreprise jusqu’au dernier moment.
Notre organisation manifeste son entière solidarité avec le CSE qui, depuis des années, interrogeait sans relâche la direction sur la pérennité de l’entreprise et sur les difficultés qu'elle traversait, sans jamais obtenir de réponses claires.
Ultime illustration de cette absence de transparence : après une cessation des paiements fixée au 30 juillet 2026, le CSE n’a été informé de la situation critique que le 21 septembre, soit trois jours à peine avant le jugement de liquidation.
Cacher une situation d’une telle gravité est révoltant, et notre organisation exige des comptes sur les dérives qui ont conduit à cette débâcle, dont 47 familles paient aujourd’hui le prix.
Elle restera aux côtés des salariés tout au long de la procédure afin de s’assurer que leurs droits sont respectés et qu’ils bénéficient du meilleur accompagnement au long de l’épreuve.