La santé au travail, tant physique que désormais psychique, c'est d'abord s'assurer que la qualité du travail est garantie. C'est la responsabilité de l'employeur.
Les statistiques de l'assurance maladie (de sa branche des risques professionnels en particulier) et les comptes de résultat de certains contrats de prévoyance illustrent à quel point, au delà des discours et des "études", le retour sur investissement de la prévention ne s'impose pas comme une évidence dans les pratiques des entreprises.
Première cause de maladies professionnelles, les troubles musculo-squelettiques (ou TMS*) touchent tous les secteurs d’activité ou presque. Principalement en cause : l’intensification du travail. Le dernier numéro de la revue FO Hebdo en a fait un dossier spécial particulièrement « éclairant ».
Huitième édition du baromètre social d’Orange, réalisé en décembre 2013 auprès de 4 000 salariés, par l’institut de sondage CSA. Ainsi, 55 % des répondants estiment que leur qualité de vie au travail est meilleure que dans les autres entreprises (contre 50 % en juin 2013). De plus, 92 % considèrent cette qualité de vie au travail au moins identique à celle des autres entreprises (+2 %).
Anne-Sylvie Grégoire, psychologue du travail, estime que travailler pour un employeur « est une position délicate qui nécessite d’avoir du métier » même si le code de déontologie des psychologues pose clairement la règle de confidentialité. Pour autant, « notre code déontologique n’a aucune valeur juridique. Nous sommes sans protection si l’employeur ou un salarié veut nous attaquer.
Crise managériale en cours, le vernis se craquelle. Au grand jour apparaissent les dommages provoqués par sept années d’une politique managériale aux antipodes de la modernité sociale, à des années-lumière d’un modèle de gestion humaine adapté à l'ADN de notre entreprise.
Le 21 novembre 2013, le carrefour santé social, qui réunit la MGEN et les principales organisations syndicales de l’Éducation nationale (les fédérations FSU, UNSA-Éducation, SGEN-CFDT, et les syndicats SNES, SNUipp, SE-UNSA et SNPDEN), organisait un colloque sur la santé au travail dans l’Éducation nationale.
Premièrement, tentons de mettre des mots à la notion de harcèlement moral au travail. C’est la conduite abusive d’un individu qui, par des gestes, paroles, comportements, attitudes répétées ou systématiques vise à dégrader les conditions de vie et/ou conditions de travail d'une personne (la victime du harceleur).
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